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Boko Haram aurait enlevé 8 autres adolescentes au Nigeria

Quatre adolescentes enlevées par Boko Haram et qui ont réussi à s’échapper.

Quatre adolescentes enlevées par Boko Haram et qui ont réussi à s’échapper.

Photo : Haruna Umar

Radio-Canada

Pendant que l'ONU et la plus haute autorité religieuse de l'islam sunnite appellent Boko Haram à relâcher les quelque 220 jeunes filles enlevées au Nigeria, le groupe islamiste est soupçonné d'un nouvel enlèvement.

Des islamistes armés de Boko Haram auraient enlevé huit autres adolescentes, âgées de 12 à 15 ans, toujours au Nigeria, dans la nuit de lundi à mardi.

Le groupe islamique Boko Haram a revendiqué l'enlèvement de 276 jeunes filles dans une école nigériane, dont plusieurs dizaines avaient réussi à s'enfuir, le 14 avril dernier. Le chef du groupe islamique a indiqué, lundi, qu'Allah lui avait dit de vendre les jeunes filles comme esclaves.

L'ONU a réagi mardi en avertissant le groupe islamique qu'en mettant ses menaces à exécution, il se rendrait ainsi coupable de crime contre l'humanité. « Nous prévenons les auteurs [de cet enlèvement] que la loi internationale interdit totalement toute forme d'esclavage et d'esclavage sexuel », a expliqué un porte-parole du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Rupert Colville. « Cela peut constituer dans certains cas des crimes contre l'humanité. »

« Cela signifie que quiconque s'en rend coupable peut être arrêté, inculpé, traduit en justice et emprisonné un jour ou l'autre, a-t-il poursuivi. Ce n'est pas parce qu'ils [les chefs de Boko Haram] se sentent en sécurité aujourd'hui qu'ils le seront nécessairement dans deux, cinq ou dix ans », a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Genève.

M. Colville a ajouté que cet avertissement valait également pour les éventuels acheteurs d'esclave.

Les jeunes filles ont été enlevées à Chibok, dans le nord-est du Nigeria.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les lycéennes ont été enlevées plus tôt cette semaine à Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

Photo : Radio-Canada

Le siège de l'université islamique Al-Azhar, située au Caire en Égypte, est également intervenu dans le dossier qui connaît un retentissement international.

Al-Azhar souligne que faire du mal à ces jeunes filles est « totalement contraire aux enseignements de l'islam et à ses principes de tolérance ». Al-Azhar réclame « la libération immédiate » des jeunes filles enlevées.

Le groupe extrémiste a déjà fait plusieurs milliers de morts au Nigeria depuis le début de son insurrection en 2009, au cours d'attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l'État et des forces de l'ordre.

Qui est le groupe Boko Haram?

Boko Haram signifie « l'éducation occidentale est un sacrilège » en langue haoussa. Il revendique la création d'un État islamique dans le nord du Nigeria.

Le groupe est accusé d'avoir tué plusieurs centaines de personnes depuis le début de l'année. Il exige la libération de ses militants et veut imposer la loi coranique, la charia, dans son interprétation la plus sévère, dans tout le Nigeria, divisé entre le sud, à majorité chrétienne, et le nord, à majorité musulmane.

Les violences ont déjà fait plusieurs milliers de morts dans le nord et le centre du Nigeria depuis 2009.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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