•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pierre Karl Péladeau à la défense de Radio-Canada

Pierre Karl Péladeau, en début de campagne, le 10 mars 2014

Pierre Karl Péladeau, en début de campagne, le 10 mars 2014

Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Tremblay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le magnat de la presse et député du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s'inquiète des nouvelles compressions à Radio-Canada et de leurs répercussions sur les francophones. « L'information n'est pas une simple marchandise », soutient-il dans une lettre ouverte cosignée avec le député de Verchères, Stéphane Bergeron.

Le propriétaire de l'empire Québecor, qui détient entre autres TVA et le Journal de Montréal, se dit inquiet de l'effet des coupes de 130 millions de dollars annoncés en avril dernier et de la disparition de 657 emplois à temps plein à Radio-Canada et à CBC.

« Ces compressions budgétaires minent les fondements de Radio-Canada, une institution qui exerce un rôle important pour le maintien et le développement de notre industrie culturelle québécoise », affirme-t-il dans la lettre publiée sur le site du Journal de Montréal, lundi soir.

Cette institution est un « vecteur puissant de l'affirmation des francophones et un des principaux véhicules de diffusion de notre distinction culturelle au sein du Canada », croit le député de Saint-Jérôme.

Radio-Canada est un acteur fondamental pour une saine et rigoureuse information de la population.

Pierre Karl Péladeau

À son avis, le gouvernement fédéral est responsable de cette nouvelle vague de licenciement en raison des compressions budgétaires imposées au diffuseur public. Ottawa devrait pourtant protéger Radio-Canada, pense le nouveau député. 

« Si le gouvernement de Stephen Harper veut donner de la substance à son affirmation que le Québec est une société distincte, il se doit de protéger la capacité de Radio-Canada à contribuer à l'essor de notre culture et à la viabilité de ses artisans ».

Pierre Karl Péladeau et Stéphane Bergeron invitent les Québécois à « s'insurger » devant les compressions à Radio-Canada.

La ministre de la Culture du Québec se prononce sur la télévision publique 

La nouvelle ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David, abonde en ce sens. « Radio-Canada aide beaucoup de créateurs, explique-t-elle. On est inquiet, je suis inquiète pour les créateurs. Évidemment, c'est un dossier de compétence fédérale. Je pense qu'il y a une mobilisation en ce moment et que ça sensibilise même les citoyens à la question de la création et de la diffusion en langue française. »

Mme David estime que l'autre télé d'État de compétence provinciale celle-là - Télé-Québec - doit améliorer ses façons de faire afin d'absorber les réductions budgétaires tout en affectant le moins possible les téléspectateurs. « On va regarder les sociétés d'État [...] et on va regarder si on peut améliorer encore la façon de faire, mais on va vraiment commencer par l'administration, les coûts de gestion afin de toucher le moins possible les clientèles », poursuit-elle. 

Quand Péladeau critiquait Radio-Canada

En octobre 2011, Pierre Karl Péladeau, alors PDG de Québecor, affirmait que la société d'État gaspillait constamment l'argent des contribuables et se défilait de ses responsabilités en matière de transparence.

Il était alors invité à témoigner devant le comité permanent de l'accès à l'information de la Chambre des communes. Il se plaignait du refus systématique du diffuseur public de se plier à certaines demandes d'accès à l'information concernant ses dépenses.

Selon lui, seul Sun Media - appartenant à Québecor - avait l'indépendance requise pour enquêter sur Radio-Canada.

Interrogé par plusieurs députés de l'opposition, Pierre Karl Péladeau se défendait alors de mener une campagne de « salissage ». Il soutenait qu'il se battait pour le bien des contribuables qui financent la CBC/Radio-Canada à hauteur de 1 milliard de dollars par année.

 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !