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Égypte : le reporter canado-égyptien détenu est renvoyé en prison

Le journaliste Mohamed Fahmy dans une cage au palais de justice de l'Académie de police au Caire

Le journaliste Mohamed Fahmy dans une cage au palais de justice de l'Académie de police au Caire

Photo : Stringer Egypt / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le journaliste canado-égyptien détenu en Égypte a plaidé sa cause, samedi, après que le juge qui préside son procès et celui de ses deux collègues leur eut souhaité une bonne Journée mondiale de la liberté de la presse avant de les renvoyer en prison.

Le chef du bureau du réseau anglais d'Al-Jazeera en sol égyptien, Mohamed Fahmy, s'est placé devant le magistrat Mohamed Nagi Shehata et lui a expliqué que les reporters devaient discuter avec toutes les parties intéressées pour faire leur travail.

Mais le juge a une fois de plus refusé de libérer sous caution M. Fahmy et ses camarades et a fixé la date de la prochaine audience au 15 mai.

Mohamed Fahmy, l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed sont tous les trois accusés d'avoir fait partie d'un groupe terroriste et d'avoir diffusé des reportages erronés visant à déstabiliser l'Égypte.

La chaîne Al-Jazeera, qui est basée au Qatar, et les trois journalistes ont nié les accusations.

L'arrestation des reporters s'est produite dans la foulée de la répression exercée par les autorités égyptiennes contre la presse et les Frères musulmans, le groupe dont est issu l'ancien président Mohammed Morsi, renversé en juillet dernier.

M. Fahmy et ses collègues sont jugés aux côtés de 17 autres prévenus. Abdullah Elshamy, un journaliste du réseau arabe d'Al-Jazeera, est détenu depuis le mois d'août sans qu'aucune accusation n'ait été déposée contre lui.

Dans son bref plaidoyer, Mohamed Fahmy, qui est né en Égypte, mais a émigré au Canada avec sa famille en 1991, a fait valoir qu'il avait de bons contacts au sein de l'armée égyptienne, de la police et du service de renseignement. Il a plus tard raconté aux reporters couvrant le procès qu'il avait mentionné ce fait parce que les procureurs avaient montré une photo de lui avec M. Morsi.

M. Fahmy a également exhorté le magistrat à libérer ses collègues et lui-même avant l'élection présidentielle de mai. Lorsque le juge lui a demandé s'il souhaitait couvrir le scrutin, il a simplement répondu qu'il voulait sortir de prison.

Dans un échange avec les médias après l'audience, le Canado-Égyptien a soutenu qu'il n'avait pas vu ses avocats depuis deux semaines et qu'il n'avait pas été en mesure de passer en revue avec eux les preuves contre lui.

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