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Femmes autochtones : le fléau de la violence conjugale

Uashat-Maliotenam
Uashat-Maliotenam
Radio-Canada

En plus d'être victimes de disparitions et d'assassinats, les femmes autochtones subissent également le fléau de la violence conjugale.

La violence infligée aux femmes autochtones est une réalité bien présente sur la Côte-Nord, selon une intervenante sociale de la communauté de Uashat-Maliotenam, Germaine McKenzie. Elle croit que la violence conjugale est fortement répandue dans la région.

On la voit partout, dans toutes les couches de la société. Mais je pense que c'est moins visible qu'avant. C'est de la violence psychologique, verbale. Ça se répercute sur toute la famille.

Germaine McKenzie

Après 25 ans de métier, Mme McKenzie souligne l'importance de la prévention chez les jeunes dans les écoles.

Pendant deux ans, la campagne Brisons le silence a permis d'exposer la problématique de la violence conjugale auprès de centaines de jeunes Innus.

Il s'agit de poursuivre sur cette lancée, soutient l'intervenante sociale.

« Il faut s'adresser aux plus jeunes. C'est toujours à recommencer la prévention, la sensibilisation. Je pense qu'il faudrait commencer tôt. À l'école, au secondaire », ajoute-t-elle.

Le gouvernement Harper refuse de mener une enquête sur la disparition et l'assassinat de femmes autochtones au Canada, une réalité qui dure depuis des décennies.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a dressé la liste de plus de 1000 cas de femmes et filles autochtones tuées ou disparues, selon une source anonyme qui s'est confiée au Réseau de télévision des peuples autochtones.

Les conservateurs proposent plutôt un projet de loi budgétaire, qui comprend une subvention de 25 millions de dollars sur 5 ans, visant à mettre fin à la violence contre les femmes de cette communauté.

Avec les informations de William Phénix.

Est du Québec

Société