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Le Nouveau-Brunswick doit agir pour éviter la faillite, selon un expert

Radio-Canada

Les finances publiques du Nouveau-Brunswick sont en piètre état, et l'avenir s'annonce encore plus sombre, selon l'économiste Richard Saillant.

M. Saillant, directeur général de l'Institut canadien de recherche en politique et administration publique de l'Université de Moncton, a publié un livre qui s'intitule Au bord du gouffre? Agir dès maintenant pour éviter la faillite du Nouveau-Brunswick.

M. Saillant explique que le vieillissement de la population néo-brunswickoise est plus rapide que celui de la population canadienne, ce qui exerce un impact sur les dépenses publiques en santé. De plus, dit-il, la retraite des baby-boomers se fera davantage sentir sur l'économie de la province que sur celle du Canada, où l'immigration permet de rajeunir la population active.

« Si les mêmes tendances se maintiennent, au lieu d'avoir une économie qui double tous les 27 ans comme on l'avait au cours de la génération antérieure, ça va prendre plus de 100 ans, plus d'un siècle, pour doubler l'économie », affirme Richard Saillant. « Si on pense que 500 millions de dollars, c'est un problème à ce moment-ci comme déficit, on doit s'attendre à plusieurs milliards de dollars de déficit, à moins qu'on fasse quelque chose dans les années qui s'en viennent. »

L'économiste fait le constat que les politiciens doivent agir sans tarder pour à la fois augmenter les revenus de la province, notamment en augmentant les taxes et les impôts, et en diminuant les dépenses.

M. Saillant propose un plan d'austérité à long terme, de 15 à 20 ans pendant lesquels les citoyens paieraient plus pour moins de services. Ce plan ne mènerait pas vers la prospérité, précise-t-il, il ne ferait qu'éviter la faillite de la province.

Si un jour le Nouveau-Brunswick ne peut plus tenir ses engagements financiers, le fédéral pourrait venir à sa rescousse, mais les conditions seraient difficiles. « C'est un scénario qu'on ne veut même pas tester. Toute personne saine d'esprit ne voudrait jamais perdre la liberté de diriger sa propre destinée. C’est important de prendre cette chose-là au sérieux parce que c’est cette chose-là qui nous guette. C’est ce qui pourrait nous guetter si on n'agit pas », craint M. Saillant.

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