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Des agents chimiques responsables du syndrome de la guerre du Golfe

Deux soldats américains discutent devant un véhicule de police militaire irakien le 29 juillet 2010 à Bagdad.

Deux soldats américains discutent devant un véhicule de police militaire irakien le 29 juillet 2010 à Bagdad.

Photo : AFP/Ahmad Al-Rubaye

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le syndrome de la guerre du Golfe dont souffrent les vétérans serait une pathologie liée à des agents chimiques et non au stress psychologique des combats, selon un rapport d'experts mandatés par le Congrès américain et publié lundi.

Les symptômes, qui varient selon les personnes, se manifestent notamment par des maux de tête, des problèmes persistants de mémoire et de concentration, des douleurs multiples ainsi que des difficultés respiratoires.

Un premier rapport produit en 2008 par le comité d'experts mandatés par le gouvernement concluait que le syndrome était une pathologie bien réelle pouvant affecter jusqu'à 250 000 anciens combattants du conflit en Irak en 1990-1991.

Ce document citait plusieurs recherches qui montraient des liens entre la maladie et une exposition à des pesticides et au bromure de pyridostigmine, trouvé dans les comprimés donnés aux soldats contre les gaz de combat.

Des études publiées depuis « continuent à appuyer la conclusion selon laquelle le syndrome de la guerre du Golfe est lié à des agents chimiques sur le théâtre des opérations », indique Roberta White, de la faculté de santé publique de l'Université de Boston, principale auteure de ce rapport.

« De nombreuses études sur le cerveau [menées] à l'aide de systèmes d'imagerie et d'électro-encéphalogrammes ont apporté davantage d'indications montrant que les dysfonctionnements du système nerveux central sont un symptôme clé de ce syndrome », ajoute Mme White.

L'imagerie par résonance magnétique a aussi révélé qu'une exposition aux gaz sarin et cyclosarin, de puissants neurotoxiques, est liée à des déficiences cognitives.

« Les preuves accumulées à ce jour continuent de montrer des altérations dans le système nerveux central, neuroendocrinien et immunitaire » chez ces anciens combattants, indiquent les experts.

Tumeurs au cerveau

Ils signalent aussi qu'une exposition à certains agents chimiques serait liée à des tumeurs cancéreuses du cerveau. Par exemple, des recherches montrent que les soldats exposés à des gaz de combat lors de la destruction d'un dépôt d'armes en Irak avaient un taux de mortalité élevé, dû à des cancers du cerveau, tout comme ceux ayant subi la plus grande exposition aux contaminants provenant des puits de pétrole en feu.

Le rapport cite par ailleurs des travaux prometteurs sur des traitements, comme certains compléments alimentaires, de l'insuline intranasale et une technique agissant sur la respiration.

Avec les informations de Agence France-Presse

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