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Sillery : de la pression pour vendre

Des promoteurs immobiliers font pression pour développer le quartier Sillery.

Radio-Canada

Des personnes âgées disent subir la pression de promoteurs immobiliers pour vendre leur maison dans Sillery, alors que plusieurs citoyens dénoncent le développement à outrance dans leur secteur.

Des promoteurs immobiliers font du porte-à-porte et n'hésiteraient pas à approcher les gens âgés dans leur entrée pour les inciter à vendre leur maison dans le but de la démolir pour faire place à une nouvelle construction.

Un résident de la rue Dickson, Jean-Guy Pelletier, âgé de 76 ans, dit subir « une sorte de pression psychologique ».

Il a été sollicité à deux reprises par un promoteur immobilier. « C'est plutôt les gens âgés qui sont la proie, si on peut dire, des promoteurs », déplore son épouse Catherine Pelletier.

Beaucoup de leurs voisins cèdent devant l'insistance des promoteurs et leurs offres alléchantes.

Le couple remet maintenant en question sa décision de demeurer dans sa maison jusqu'à la fin de ses jours. « On n'avait jamais pensé vendre dans l'immédiat ou même avant quelques années », note Jean-Guy Pelletier.

Un autre résident du secteur témoigne du phénomène. « Les gens qui vendent sont âgés, très âgés. Ils n'ont pas d'enfants proches. C'est ce qui est arrivé avec la dernière maison. Ça s'est vendu en un mois après que le monsieur soit décédé », raconte Hugues Michaud.

Le promoteur intéressé par la résidence des Pelletier, Construction UrbaNext, n'a pas voulu commenter.

Les citoyens du secteur ont lancé une pétition dénonçant ce qu'ils appellent la « densification sauvage ». Déjà, 350 citoyens l'ont signée en l'espace d'une semaine. Des pancartes sont également affichées sur plusieurs maisons.

La Ville de Québec s'est engagée à clarifier les règles pour les promoteurs. Le défi, c'est de concilier la réglementation avec les exigences des citoyens et des promoteurs, explique l'avocat en droit municipal François Marchand.

« C'est un équilibre qui n'est pas toujours facile à faire. C'est la Ville qui sert d'arbitre par sa réglementation. La Ville a choisi d'autoriser des constructions un peu plus élevées et des maisons en rangée », indique Me Marchand.

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