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« Nous sommes de retour à la case départ » - Thomas Mulcair

Le chef du NPD Thomas Mulcair
Le chef du NPD Thomas Mulcair Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, n'est pas surpris de la décision de la Cour suprême dans le dossier de la réforme fédérale du Sénat. « La Cour suprême a confirmé ce que tout le monde sait depuis longtemps », déplore M. Mulcair.

« Après 10 ans de tergiversations, nous sommes de retour à la case départ quant au Sénat », poursuit le chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes. Il souligne que son parti martèle depuis longtemps que le gouvernement doit travailler avec les provinces, les territoires et l'ensemble des Canadiens afin « d'abolir cette institution vétuste ».

On est très étonné que le premier ministre lève le drapeau blanc comme s'il n'y avait absolument rien à faire quant au Sénat.

Thomas Mulcair

« Stephen Harper n'a que lui-même à blâmer pour ce retour à la case départ. », déplore M. Mulcair, qui soutient qu'il travaille avec les gouvernements des provinces pour parvenir à faire avancer le dossier. « C'est possible de changer la Constitution », poursuit-il, tout en admettant qu'il s'agit d'une tâche difficile.

M. Mulcair prétend que M. Haper n'a jamais eu l'intention de réformer le Sénat. « Il a compris depuis le début que c'est l'endroit idéal pour y nommer ses amis », poursuit M. Mulcair. « C'est ce qu'il a fait depuis le début. Il fait exactement comme Brian Mulroney et Jean Chrétien avant lui. Ce sont tous des gens qui ont compris que le Sénat est un bon endroit pour nommer les candidats défaits et les collecteurs de fonds du parti afin qu'ils bénéficient d'un emploi à vie très bien rémunéré. »

M. Mulcair croit que les Canadiens ont le droit de pouvoir compter sur des élus pour voter leurs lois.

Les libéraux se réjouissent aussi de la décision de la Cour suprême. « C'est une décision historique, qui va protéger les Canadiens contre la calamité qu'auraient été deux chambres élues, en mesure de se paralyser l'une l'autre, et sans mécanisme de résolution des conflits », a affirmé le député libéral Stéphane Dion.

Harper devra tenir compte du Québec

Le Bloc québécois estime que le premier ministre Stephen Harper doit renoncer à sa volonté de procéder unilatéralement. « Après un revers total à la Cour d'appel du Québec et maintenant face à la Cour suprême qui est unanime sur le sujet, nous n'attendons rien de moins du premier ministre qu'un engagement de sa part à respecter l'esprit et la lettre des décisions de ces tribunaux », a déclaré le député bloquiste André Bellavance par voie de communiqué.

Le Bloc est en faveur de l'abolition du Sénat, une institution qu'il juge « archaïque et dépassée ». Il souhaite toutefois que le gouvernement fédéral agisse avec la collaboration du Québec et des provinces. « Les tribunaux ont été assez clairs : [...] rien ne peut substituer l'accord du Québec », estime M. Bellavance.« Seules des négociations de bonne foi avec le Québec sont légitimes. »

Le Bloc québécois ajoute que l'abolition du Sénat est plus difficile que ne tente de le laisser croire le Nouveau Parti démocratique. « L'abolition du Sénat est une modification constitutionnelle qui exige le consentement du Québec et de toutes les provinces pour être valide, explique M. Bellavance. Tous les partis fédéralistes doivent prendre acte de cette décision selon laquelle toute modification au Sénat doit être négociée en bonne et due forme avec le Québec . »

Or, la réouverture de la Constitution donnerait lieu à une panoplie de réclamations des provinces avant de donner leur accord à une telle modification.

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