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Bolduc veut donner la priorité aux étudiants en difficulté

Yves Bolduc
Yves Bolduc Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada


Les jeunes qui éprouvent des difficultés dans leur parcours scolaire seront la priorité du nouveau ministre québécois de l'Éducation. « Il n'y a pas que les gens qui font leur postdoctorat. Il y a aussi des gens qui ont de la difficulté à terminer leur primaire », a rappelé Yves Bolduc vendredi.

En entrevue à ICI Radio-Canada Première (Nouvelle fenêtre), le ministre a indiqué qu'il souhaitait adopter une approche plus « humaine » à son ministère, ajoutant que l'étudiant doit être au cœur de toutes les décisions gouvernementales.

Le ministère de l'Éducation, tout comme les autres ministères, devra subir des restrictions budgétaires, admet M. Bolduc. Mais, avec les nombreuses retraites prévues dans les prochaines années dans le secteur de l'éducation, il explique qu'il sera possible de réorganiser les tâches et, ainsi, faire des économies. De plus, comme l'a indiqué le Parti libéral du Québec en campagne électorale, le gouvernement compte abolir les 11 directions régionales au ministère de l'Éducation.

 Nous allons prendre cet argent et réinvestir en éducation. 

Yves Bolduc, ministre de l'Éducation

Ces sommes récupérées devront être réinvesties en priorité pour aider les étudiants en difficulté, pour aider ceux qui risquent de décrocher. « Quelqu'un qui décroche, obtient un moins bon emploi, est plus à risque de pauvreté. [L'éducation] est une priorité sociale. »

M. Bolduc n'a pas commenté en détail la question de l'indexation des frais de scolarité. Il a précisé qu'il ne compte pas rouvrir le dossier des droits de scolarité, mais a ajouté que certains frais peuvent être payés par les étudiants.

M. Bolduc promet d'offrir un meilleur soutien dans le diagnostic de problèmes chez les jeunes étudiants et il croit fermement qu'il est « mieux d'investir à la base pour qu'un étudiant puisse réussir, plutôt que d'investir pour le récupérer. »

Lutte contre le décrochage scolaire

D'ailleurs, le ministre de l'Éducation estime qu'il doit valoriser davantage les programmes qui orienteront les étudiants dans des domaines professionnels. « Chacun a droit à un emploi qui lui convient. Ce n'est pas tout le monde qui a besoin de faire de grandes études », a indiqué M. Bolduc, ajoutant qu'il faut d'abord songer aux besoins de chaque étudiant.

Contrairement au gouvernement Marois, Yves Bolduc ne souhaite pas mettre un frein à l'implantation de l'enseignement de l'anglais intensif en sixième année. La protection de la langue française continuera d'être une priorité, a-t-il dit, mais ceci « ne veut pas dire qu'on ne peut pas apprendre l'anglais ».

Enfin, le ministre Bolduc a tenu à préciser qu'il existe encore deux ministères (Éducation et Enseignement supérieur) et qu'ils ne seront pas fusionnés. « Je gérerai les deux ministères. [...] J'accorderai autant d'importance à l'un qu'à l'autre. »

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