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Ces pays qui ont aboli ou réformé leur Sénat

Sénat
Sénat Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

À travers le monde, plusieurs pays qui avaient un pouvoir bicaméral ont finalement aboli leur Sénat, souvent perçu comme étant peu démocratique, peu représentatif des minorités ou encore trop coûteux.

Dans certains cas, ce sont des bouleversements politiques importants qui sont venus à bout des chambres basses, comme au Portugal, en Estonie, en Grèce ou, plus récemment, en Égypte, lors de la révolution.

En Nouvelle-Zélande et en Australie, les deux gouvernements, qui ont un système parlementaire d'inspiration britannique comme le Canada, ont choisi des approches différentes. La Nouvelle-Zélande a aboli son Sénat en 1951, mais le système à une seule chambre a ensuite dû évoluer vers une représentation proportionnelle mixte parce que plusieurs minorités néo-zélandaises trouvaient qu'elles étaient mal représentées. L'instauration d'une représentation proportionnelle a ainsi permis à de petits partis régionaux d'avoir voix au chapitre.

En Australie, comme aux États-Unis, le Sénat est élu et puissant, ce qui permet aux électeurs de voter parfois pour la cohabitation de deux partis. Et comme aux États-Unis, cela peut mener à la paralysie.

L'exemple le plus récent d'une tentative d'abolition du Sénat est celui de l'Irlande, l'automne dernier. Le Sénat irlandais était jugé inutile et coûteux par plusieurs. Mais l'abolition a été rejetée par la population, par référendum.

« Tout le monde, au début, entrevoyait un appui massif et, au bout du compte, la population a décidé de sauver l'institution. Alors dans le contexte d'un référendum tout peut arriver », dit à ce sujet le sénateur conservateur canadien Pierre Claude Nolin.

Plusieurs analystes ont finalement conclu que le Sénat irlandais devait seulement être réformé, mais depuis, aucune réforme n'a été annoncée.

Au Canada, les citoyens sont divisés. Les plus récents sondages donnent entre 40 % et 50 % d'appuis à l'abolition de la Chambre haute, et jusqu'à 60 % au Québec.

Avec les informations de Manon Globensky

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