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Gel des embauches dans la fonction publique

Philippe Couillard entouré de ses ministres
Philippe Couillard entouré de ses ministres Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Le nouveau premier ministre du Québec, Philippe Couillard, annonce un gel des embauches dans la fonction publique. Il s'agit d'une des mesures adoptées par le Conseil des ministres, qui était réuni pour la première fois jeudi, dans le but d'atteindre ses cibles budgétaires.

Pour parvenir à son objectif de 2014-2015, son gouvernement devra trouver 3,7 milliards de dollars, a indiqué M. Couillard. De ce montant, 1,8 milliard a déjà été identifié.

Pour réduire les dépenses de l'État, le Conseil des ministres demande :

  • un gain de productivité dans les ministères, organismes, réseaux de services publics et sociétés d'État représentant 2 % de la masse salariale;
  • une diminution des dépenses de fonctionnement administratif de 3 %;
  • un gel des embauches dans la fonction publique;
  • une diminution des heures supplémentaires et des frais de déplacement.

Et ce n'est qu'un début, a précisé le premier ministre en point de presse. Tous les programmes mis en place par le gouvernement Marois ne pourront pas être maintenus, a ajouté M. Couillard.

Les libéraux entendent revoir en profondeur l'ensemble des programmes sociaux. « Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est le début d'une action qui va s'échelonner sur tout un mandat », dit-il.

« On va revoir, programme par programme, pour voir si c'est encore pertinent de maintenir ça, ou de les éliminer au complet », avait expliqué ce matin le ministre des Finances, Carlos Leitao. « C'est ce genre d'exercice qui n'a pas été fait systématiquement au Québec, et que nous allons entreprendre cette année. »

La situation sera difficile, au sens où certains programmes devront être abolis, changés, réduits, mais d'autres pourraient devoir être augmentés.

Le ministre des Finances, Carlos Leitao

En plus de couper dans les dépenses, le gouvernement libéral veut augmenter ses revenus. Il annonce donc la mise en place du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire, comme annoncé durant la campagne électorale, et l'augmentation attendue de l'enveloppe dédiée aux travaux sylvicoles. 

Encore là, d'autres mesures seront prises pour augmenter les revenus de l'État.

Le PLQ a demandé à deux experts indépendants de procéder à un examen des finances publiques. Leur rapport sera rendu public vendredi. 

Maintien de la cible du déficit zéro

Philippe Couillard a indiqué que son gouvernement « garde le cap sur l'équilibre budgétaire pour 2015-2016 ». Plus tôt ce matin, son ministre des Finances, Carlos Leitao, n'a pas voulu confirmer que le déficit zéro pourrait être atteint l'an prochain, comme s'y était engagé le Parti libéral en campagne électorale.

M. Leitao s'est montré préoccupé par le fait que « les revenus d'impôts des entreprises ne sont pas aussi forts que prévu ». Il a dit vouloir analyser la situation financière avant de faire d'autres commentaires et espère ne pas y trouver trop de surprises.

« Nous ne remettons pas en cause notre cap sur l'équilibre budgétaire 2015-2016. Nous allons utiliser tous les moyens mis à notre disposition sauf l'augmentation du fardeau fiscal des Québécois, sauf la réduction des services aux citoyens », a dit le premier ministre.

Les travaux de l'Assemblée nationale reprendront le 20 mai prochain, et le Parti libéral déposera son budget en juin.

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Les libéraux souhaitent faire adopter rapidement le projet de loi sur les soins de fin de vie et celui qui doit doter Montréal d'un inspecteur général. Les deux projets de loi, largement appuyés par la Chambre, sont morts au feuilleton avec le déclenchement des élections en mars.

Par ailleurs, le ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, a été mandaté pour mener « une initiative majeure de transparence dans les travaux de l'État québécois ». Il doit se pencher sur notamment la « divulgation proactive » des allocations de dépenses, de représentations et de voyages des ministres, cabinets, sous-ministres, organismes, sociétés d'État et réseaux de services publics. M. Fournier doit présenter un plan d'action à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a tenté de se faire rassurant concernant les compressions à venir dans le réseau de l'éducation. En campagne électorale, Philippe Couillard a annoncé son intention d'abolir les directions régionales, ce qui entraînerait la suppression de 120 postes. L'objectif est d'abolir 500 postes en cinq ans au sein du ministère de l'Éducation.

« On ne fera pas les choses de façon radicale, excepté que le travail doit être fait. Les tâches seront réparties de façon différente. Les gens sont capables de se retrouver à l'intérieur du réseau de l'éducation. J'ai confiance qu'on va réussir à s'entendre », a dit le ministre Bolduc.

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