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Le Cabinet Couillard au travail

Philippe Couillard entouré de ses ministres

Photo : Mathieu Belanger / Reuters

Radio-Canada

Le nouveau premier ministre du Québec s'entoure de 26 ministres - dont 8 femmes - pour diriger les affaires de l'État au cours des prochaines années. Douze d'entre eux ont déjà été ministres.

  • Lise Thériault endosse les fonctions de vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique.
  • Carlos Leitao prend la tête du ministère des Finances. Il devra présenter un budget d'ici l'été.
  • Martin Coiteux devient président du Conseil du Trésor, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes.
  • Gaétan Barrette est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux.
  • Yves Bolduc est nommé ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science.
  • Sam Hamad devient ministre du Travail et responsable de la région de la Capitale-Nationale.
  • Jean-Marc Fournier devient ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes.
  • Christine St-Pierre devient ministre des Relations internationales et de la Francophonie.
  • Pierre Moreau devient ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
  • Robert Poëti devient ministre des Transports et responsable de la région de Montréal.
  • Kathleen Weil devient ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion.
  • Hélène David devient ministre de la Culture et des Communications et responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.
  • Stéphanie Vallée devient ministre de la Justice et de la Condition féminine.
  • Jacques Daoust devient ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations.
  • Francine Charbonneau devient ministre des Aînés et de la Famille.
  • David Heurtel devient ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.
  • Pierre Paradis devient ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
  • Dominique Vien devient ministre du Tourisme.
  • Pierre Arcand devient ministre de l'Énergie, des Ressources naturelles et du Plan Nord.
  • François Blais devient ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
  • Laurent Lessard devient ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.
  • Geoffrey Kelley devient ministre responsable des Affaires autochtones.
  • Jean D'Amour devient ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime.
  • Lucie Charlebois devient ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique.
  • Luc Blanchette devient ministre délégué aux Mines.
  • Jean-Denis Girard devient ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises.
  • Stéphane Billette devient le whip du gouvernement, tandis que Nicole Ménard est nommée présidente du caucus du parti du gouvernement. Ils participeront également au Conseil des ministres.

En plus de Philippe Couillard, deux autres médecins occupent des postes cruciaux au sein du nouveau gouvernement libéral : Gaétan Barrette au ministère de la Santé et Yves Bolduc au ministère de l'Éducation. Ensemble, ils géreront les trois quarts du budget du Québec.

Trois économistes chevronnés mais sans expérience politique géreront les ministères à vocation économique : Carlos Leitao aunministère des Finances, Martin Coiteux au Conseil du Trésor et Jacques Daoust au ministère de l'Économie.

Les ex-ministres Marguerite Blais et Julie Boulet ne font pas partie du Conseil des ministres. Dans le cas de Mme Blais, elle a elle-même demandé à ne pas avoir de fonctions ministérielles cette fois-ci, et ce, pour des raisons familiales.

Afin de compléter son Cabinet, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) devait choisir parmi ses 69 députés élus le 7 avril dernier et assermentés le 17 avril.

Pas de parité hommes-femmes

Avec 8 femmes sur 26 ministres, Philippe Couillard rate sa propre cible d'au moins 40 % de femmes au sein de son Cabinet.

Selon la nouvelle vice-première ministre, Lise Thériault, le fait de n'avoir que 23 % de la députation féminine rendait cette cible ardue à atteindre. « On a quand même déjà le tiers des postes au Conseil des ministres, et c'est très difficile de former un Conseil des ministres qui va tenir compte des régions, des villes. Je crois qu'en l'occurrence, le Cabinet qui a été formé par le premier ministre Couillard est le Cabinet dont le Québec a besoin », a-t-elle déclaré en entrevue à l'émission 24/60.

En outre, elle estime que tous les postes sont importants et qu'il « n'y a pas de petit ministère ». « Je l'ai prouvé avec le ministère du Travail. Il y a de beaux défis à relever partout, et les femmes que nous avons sont des femmes de calibre; chaque personne est au bon endroit, hommes et femmes », a-t-elle ajouté.

Les Québécois nous ont accordé leur confiance alors que l'ensemble de la classe politique, incluant notre formation politique, est sous examen. [...] L'intégrité sera notre vertu cardinale et nous n'aurons rien à cacher.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Décisions « difficiles » en vue

Dans sa première allocution en tant que premier ministre, Philippe Couillard a rappelé que le Québec était affligé de la plus grosse dette publique au Canada, qu'il enregistrait les dépenses les plus élevées et qu'il avait le fardeau fiscal le plus lourd. « Nous dépensons plus que nos moyens nous le permettent et depuis longtemps. [...] L'heure n'est plus aux mesures marginales et cosmétiques », a déclaré Philippe Couillard.

Au cours de son discours, le nouveau premier ministre a aussi affirmé que « le moment des décisions difficiles » était venu, confiant du coup un important mandat à son équipe économique.

Le nouveau président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, estime que le redressement économique à venir ne passe toutefois pas seulement par le contrôle des dépenses, mais par une relance de l'économie.

Il croit que son gouvernement devra faire une gestion responsable des dépenses publiques afin de préserver les missions essentielles identifiées par M. Couillard dans son discours, soit la santé, l'éducation et les personnes démunies. « On doit s'assurer que la croissance des dépenses de programmes sera compatible avec notre capacité de les financer, et ça, c'est un défi majeur auquel on va s'attaquer », a-t-il précisé lors d'un entretien sur les ondes d'ICI RDI.

« Le gouvernement de tous les Québécois »

Le premier ministre a également abordé le délicat dossier de la charte des valeurs en déclarant : « Nous formons le gouvernement de toutes les Québécoises et de tous les Québécois. Un peuple courageux, unique, talentueux. C'est un honneur et nous en serons dignes ». Sur ce, les applaudissements ont fusé dans l'Assemblée nationale. Puis, il s'est adressé à la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, un poste occupé par Kathleen Weil.

Vous aurez la tâche difficile, mais essentielle, de guérir les blessures des derniers mois en participant à la construction d'une société ouverte, inclusive, partageant fièrement une identité basée sur notre langue et nos valeurs communes. [...] Pour le Québec, l'immigration est une nécessité incontournable. La diversité de notre société, c'est un atout, une force positive qu'il faut canaliser vers le succès commun.

Philippe Couillard, s'adressant à la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, un poste occupé par Kathleen Weil

 

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