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Un tiers des Canadiens auraient subi des violences dans leur enfance

Violence familiale
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

Selon une étude, près d'un tiers des Canadiens ont subi une forme de violence ou des sévices pendant leur enfance et les auteurs estiment qu'il s'agit d'un « important problème de santé publique ».

L'enquête a ciblé trois types d'abus : les sévices sexuels, la violence sur enfant et la violence conjugale à laquelle est exposé l'enfant.

Au Manitoba, 40 % des personnes interrogées disent avoir été victimes de violences lorsqu'ils étaient jeunes. En Alberta et en Colombie-Britannique, ce sont de 36 %, alors qu'au Québec, 27 % des adultes disent avoir été abusés. C'est à Terre-Neuve-et-Labrador où le taux est le plus faible avec 20 % des personnes interrogées.

Les auteurs de l'étude, qui a été publiée dans le Canadian medical association Journal (CMAJ) mardi, ont analysé un échantillon de près de 24 000 adultes, répartis dans les 10 provinces du Canada. Il s'agit du premier portrait à l'échelle du pays qui rapporte la fréquence de violences vécues durant l'enfance par les adultes canadiens.

Selon l'étude, 22 % des personnes ont été giflées, 26 % ont fait état de violences corporelles et 10 % d'abus à caractère sexuel (14 % chez les femmes) et près de 8 % ont été exposées à de la violence conjugale. Les hommes ont subi plus d'agressions physiques que les femmes.

Lien entre les sévices et la santé mentale

Plusieurs enfants qui ont souffert de sévices souffrent maintenant de désordres psychologiques (de l'anxiété à des idées suicidaires) et sont plus susceptibles d'avoir une dépendance aux drogues.

Les auteurs démontrent également qu'il est possible d'associer un trouble mental chez un adulte au type de violence subi à l'enfance. Par exemple, les troubles de l'alimentation sont plus souvent associés aux violences physiques alors que les troubles du langage ou les comportements bipolaires sont associés aux atteintes sexuels.

Conséquemment, les auteurs croient qu'il y a « un besoin urgent au Canada de faire de la prévention » auprès des jeunes Canadiens. En réduisant le nombre de cas de violences, les professionnels de la santé espèrent également prévenir le développement de troubles mentaux.

Il est important, selon les auteurs, de mieux analyser le passé des adultes souffrant de troubles psychologiques pour déterminer s'ils ont souffert de sévices lors de leur jeunesse.« Tous les professionnels de la santé devraient être conscients de la relation entre certains types d'abus ou violences et certains troubles mentaux », affirme l'étude.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

Société