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Attention au coeur, les hostiles

Une femme en colère pointe du doigt
Photo: iStock
Radio-Canada

L'hostilité ferait augmenter le risque d'avoir une maladie coronarienne, selon une équipe de chercheurs de l'Université de Montréal.

On retrouverait en effet dans le sang des personnes au tempérament hostile plus de marqueurs spécifiques de l'inflammation du système circulatoire, un facteur de risque de maladie coronarienne.

Les chercheurs se basent pour dire cela sur une étude réalisée auprès de 199 hommes et femmes âgés de 18 à 65 ans en « très bonne santé ».

Les sujets ont d'abord subi une évaluation initiale entre 2005 et 2007, puis trois ans plus tard.

En plus de remplir une série de questionnaires, dont le Cook-Medley Hostility Scale, qui permet d'estimer le degré d'hostilité, ils ont aussi noté pendant 21 jours consécutifs leurs émotions et comportements dans un journal de bord électronique.

Les chercheurs ont ensuite procédé à des prélèvements sanguins chez les participants pour suivre l'évolution des taux de divers marqueurs d'inflammation. Ils ont ainsi noté que les hommes et les femmes âgés de 35 ans et moins qui semblaient avoir une nature hostile plus forte ont eu les taux de TNF alpha, de protéine C réactive et d'interleukine 6 les plus élevés.

Les jeunes femmes semblaient plus touchées que les jeunes hommes par cette corrélation.

La professeure du Département de psychologie Bianca D'Antono précise que ces travaux portent sur l'hostilité des gens normaux, qu'elle soit liée à un trait de la personnalité, comme le cynisme ou la méfiance vis-à-vis des motivations d'autrui, ou qu'elle soit une réponse à celle des autres.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le Journal of Psychosomatic Research.

Science