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Nouvelle menace contre l'opposant russe Alexei Navalny

Alexeï Navalny

Alexeï Navalny

Photo : AFP / VASILY MAXIMOV

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'opposant russe Alexeï Navalny a été déclaré, mardi, coupable de diffamation, ce qui fait craindre à son avocat un possible emprisonnement de cet adversaire du président Vladimir Poutine.

Ce blogueur de 37 ans, menant campagne contre la corruption, se trouve déjà depuis mars en résidence surveillée après sa condamnation en 2013 à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds d'une entreprise publique, qu'il qualifie de coup monté par le Kremlin.

Il a été jugé mardi coupable de diffamation et condamné à une amende de 300 000 roubles (environ 8300 $), en raison d'un message posté sur Twitter dans lequel un élu de Russie unie, parti favorable à Vladimir Poutine, est qualifié de drogué.

« Il s'agit à l'évidence d'une tentative supplémentaire de m'acculer dans un coin », a-t-il réagi à la sortie du tribunal.

Alexeï Navalny, qui a exprimé l'intention de faire appel, souligne qu'il ne peut être coupable puisque les termes de son assignation à résidence le privent notamment d'accès aux réseaux sociaux sur Internet, même si des proches publient des messages sur ses comptes en ligne.

Une condamnation pour diffamation n'entraîne pas de peine de prison en Russie, mais l'un de ses avocats, Vadim Kobzev, a dit craindre que ce verdict de culpabilité ne permette à un juge d'envoyer Alexeï Navalny derrière les barreaux dans un autre procès à venir pour escroquerie.

L'administration pénitentiaire pourrait aussi demander la levée du sursis dans la première affaire jugée et réclamer l'incarcération de l'opposant.

Alexeï Navalny, l'un des chefs de file des manifestations contre Vladimir Poutine en 2011-2012, a déclaré qu'il poursuivrait sa lutte contre la corruption. « Si quelqu'un pense
(...) que nous cesserons de publier nos enquêtes, cela n'arrivera pas », a-t-il dit.

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