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La doyenne des lettres québécoises, Claire Martin, a 100 ans

L'auteure Claire Martin.

L'auteure Claire Martin.

Photo : Jocelyn Bernier / L'instant même

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Claire Martin, l'auteure du récit autobiographique Dans un gant de fer, fête ses 100 ans le 18 avril 2014. L'histoire aurait pu complètement oublier la doyenne des lettres québécoises.

Son éditeur Gilles Pellerin, de L'instant même, est devenu son ami et ils habitent à 15 minutes l'un de l'autre. Pour lui, Claire Martin est certes une grande écrivaine contemporaine, avide lectrice de Gide et de Proust, mais surtout, une femme hors du commun, drôle et pétillante, une épicurienne qui écrit avant tout par plaisir.

Détail de la couverture du livre de Claire Martin, « Dans un gant de fer, la joue gauche ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Détail de la couverture du livre de Claire Martin, « Dans un gant de fer, la joue gauche ».

Photo : BQ, Bibliothèque québécoise

La pionnière du récit autobiographique québécois

Claire Martin se fait connaître en tant qu'annonceure à la radio, notamment à CBV, une station de Radio-Canada. En 1945, c'est elle qui annonce en ondes aux Canadiens la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais une fois mariée, elle doit renoncer à travailler pour le radiodiffuseur public et décide de se consacrer à l'écriture.

Première grande mémorialiste, elle a pratiquement inventé le genre autobiographique québécois avec Le gant de fer, récit de son enfance difficile auprès d'un père violent. À sa parution, le livre devient un véritable phénomène littéraire. 

Esprit d'indépendance

Surtout connue pour ce récit, elle est aussi l'auteure de nouvelles et de Doux amer, roman scandaleux pour l'époque qui met en scène une protagoniste pleine d'ambition, à l'image du farouche esprit d'indépendance qu'a toujours cultivé son auteure, un précédent dans la littérature québécoise.

Dans les années 1960, elle vit en grande partie à Ottawa, où elle a suivi son mari chimiste. Elle ne participe donc pas à la grande effervescence intellectuelle québécoise de l'époque, et se distance même du courant joual en littérature, dont Michel Tremblay est alors l'épicentre. Elle finit par s'exiler en France, pensant ne plus écrire.

Mais la parution aux éditions L'instant même de Toute la vieun recueil de textes déjà parus ici et là, marque son retour sur la scène littéraire en 1999.

Gilles Pellerin a publié tous ses livres depuis 1999, jusqu'à celui qui sera vraisemblablement le dernier, Le feu purificateur, en 2008. Car si l'esprit de Claire Martin est toujours aussi vif, à 100 ans, sa santé décline, et elle s'est retirée de la vie publique.

Un texte de Sophie Cazenave

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