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Les enfants autochtones prédisposés aux troubles du comportement?

La psychologue Sylvie Roy

La psychologue Sylvie Roy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les enfants autochtones sont exposés à d'importants facteurs de risque comme la pauvreté, ce qui les prédispose à certaines difficultés, notamment des problèmes de comportement et d'adaptation.

Afin de dresser le portrait de cette réalité des enfants des Premières Nations, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a reçu une psychologue atikamekw spécialisée auprès de cette clientèle.

La psychologue Sylvie Roy a brossé un dur portrait de la réalité des enfants autochtones. Ils sont pour la grande majorité soumis à la pauvreté, à la négligence et au manque de stimulation à la maison.

Ces facteurs de risque ont des répercussions sur les plans cognitif et affectif. Les enfants présentent des problèmes de comportement et des retards à l'école, par exemple. « J'ai l'habitude de dire que les difficultés, c'est comme un monstre à plusieurs têtes. Donc, on a besoin de différentes stratégies et de plusieurs personnes pour y arriver », explique-t-elle.

Sylvie Roy croit qu'il faut mettre en place des programmes d'intervention précoce. La psychologue affirme qu'il faut renforcer l'identité autochtone. « Le fait de valoriser la culture autochtone, de la reconnaître, fait en sorte que les gens des Premières Nations vont sortir de l'isolement », estime-t-elle.

Le directeur général du Centre jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Plouffe, trouve cette façon de faire intéressante. « Je trouve que son approche est une approche d'éducation, de faire comprendre, de faire connaître, d'expliquer, affirme-t-il. C'est tout près de 30 % des services sociaux qui sont donnés dans les communautés autochtones ou auprès des Autochtones et ils représentent seulement 5 % de la population de la région. »

La psychologue d'origine atikamekw croit d'ailleurs que le travail accompli à Val-d'Or est inspirant. Elle cite comme exemple de réussite la clinique Minowé du centre d'amitié autochtone qui offre des services de santé aux enfants et aux femmes enceintes.

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