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La mafia veut investir le marché immobilier de Québec, soutient Labeaume

Régis Labeaume

Le maire de Québec Régis Labeaume

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Régis Labeaume va plus loin dans sa mise en garde contre la présence de la mafia à Québec. Selon lui, au-delà du dossier du Concorde, la mafia cherche à « investir encore plus dans l'immobilier à Québec en utilisant des prête-noms ».

« J'ai eu d'autres informations et c'est clair », a lancé le maire de Québec lundi matin pour justifier une nouvelle fois l'intervention de la Ville pour bloquer la vente du Concorde à un groupe d'investisseurs anonymes retenu par le Groupe Savoie.

Le maire Labeaume n'a pas voulu donner d'exemples pour illustrer ses nouvelles allégations. « Ne doutez pas de mes sources. Ce que je sais, je le dis à la police. »

Le maire disait la semaine dernière avoir été informé par deux sources que l'un des investisseurs est un proche de la mafia, Tony Magi.

L'avocat qui représente les potentiels acheteurs, Me Stéphane Harvey, allègue qu'il pourrait y avoir eu erreur sur la personne, puisqu'un proche d'un des hommes d'affaires ressemblerait à M. Magi. 

« Je vais me retenir pour ne pas rire », a simplement lancé le maire.

Il a aussi indiqué qu'il ne rencontrera pas les investisseurs. Il laisse maintenant le dossier au directeur des grands projets de la Ville de Québec, Charles Marceau.

« Le dossier est clos, je n'ai plus rien à dire là-dessus. Nous autres, ce qui nous importe cette semaine, c'est le débordement potentiel des rivières et l'amphithéâtre », dit le maire.

Entrevue avec l'avocat Stéphane Harvey à Québec, qui représente le groupe d'acheteurs potentiels du Concorde

Les hôteliers pas au courant

Le président de l'Association des hôteliers du Québec n'était pas au courant des allégations lancées par Régis Labeaume. « Dans mon entourage de l'hôtellerie, je n'en ai pas entendu parler », indique Alain Girard, qui aussi président-directeur général de l'Hôtel Château Laurier Québec sur la Grande Allée.

M. Girard admet néanmoins que le marché immobilier de Québec « pourrait être propice effectivement » à des investissements du milieu criminel et que les affirmations de M. Labeaume font réfléchir. « Est-ce qu'il y a lieu de s'interroger? Je pense que oui. »

Possibilité de poursuites

De son côté, le groupe d'investisseurs qui a sommé le maire de dévoiler le nom de ses sources affirme qu'il pourrait considérer poursuivre la Ville en difflamation. Me Stéphane Harvey, avocat des investisseurs, soutient avoir offert au maire Labeaume la possibilité de s'expliquer, mais que ce dernier n'a rien fait de cela.

« En ce qui nous concerne, on voyait deux possibilités pour le maire Labeaume, soit se rétracter, soit dévoiler ses sources. Il n'a fait ni l'un, ni l'autre. On est déçus de la position de la mairie », a expliqué Me Harvey.

Pour le moment, le groupe souhaite surtout réaliser la transaction. « Ce n'est pas la priorité d'entâmer des poursuites contre la Ville de Québec. Par contre, on va faire les avis conservatoires qui s'imposent en vertu de la loi », a précisé l'avocat.

Le loi prévoit qu'il faut envoyer un avis écrit dans les « 15 jours suivant l'acte reproché » pour poursuivre une municipalité.

Par ailleurs, le groupe d'investisseurs prévoit toujours présenter les actionnaires lors d'un point de presse, si la transaction est finalisée.

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