•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fichés en raison d'une tentative de suicide

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des douaniers américains à l'aéroport Pearson de Toronto ont refusé dans le passé à des Ontariens, qui avaient tenté de se suicider, de voyager aux États-Unis.

Des douaniers américains à l'aéroport Pearson de Toronto ont refusé dans le passé à des Ontariens, qui avaient tenté de se suicider, de voyager aux États-Unis.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La commissaire à la protection de la vie privée de l'Ontario dénonce une pratique de la police de Toronto, qui partage systématiquement des informations privées - de nature médicale - avec les autorités américaines. Dans un rapport, la commissaire souligne qu'il est inadmissible que de nombreux Ontariens se voient ainsi refuser l'entrée aux États-Unis parce qu'ils ont déjà attenté à leurs jours.

La commissaire à la protection de la vie privée de l'Ontario presse les policiers de changer leurs pratiques « inacceptables » qui empêchent de nombreux Ontariens d'entrer aux États-Unis.

Selon Ann Cavoukian, les différents corps policiers ontariens doivent cesser de rapporter automatiquement dans une base de données canadienne, utilisée par les douaniers américains, leurs interactions avec des personnes ayant tenté de se suicider.

En novembre dernier, par exemple, la Torontoise Ellen Richardson n'a pas pu prendre l'avion pour New York (Nouvelle fenêtre) à l'aéroport Pearson, sous prétexte qu'elle avait été hospitalisée pour une dépression l'année précédente et qu'elle pouvait donc présenter une « menace à la propriété ou à la sécurité ».

La police était au courant, parce que sa mère avait déjà téléphoné au 911 à l'époque.

La pratique intenable de partager automatiquement des renseignements policiers sur les menaces ou les tentatives de suicide ne peut plus continuer.

Ann Cavoukian, Commissaire à la vie privée de l'Ontario

Selon la commissaire Cavoukian, les policiers de Toronto ont « l'habitude » de compiler ces renseignements personnels dans la base de données du Centre d'information de la police canadienne, alors que rien ne les y oblige.

Elle recommande aux policiers de se poser les quatre questions suivantes avant de transmettre de telles informations :

  • Est-ce que la tentative de suicide comportait de la violence ou des blessures ou une menace de violence à autrui?
  • Est-ce que la tentative de suicide visait à susciter une réponse létale de la police?
  • Est-ce que l'individu impliqué a des antécédents de violence à l'égard d'autres personnes?
  • Est-ce que la tentative de suicide s'est produite alors que l'individu était en détention?

Selon Mme Cavoukian, les policiers devraient, dans la base de données nationale, faire état de leur interaction avec un individu qui a tenté de se suicider seulement si la réponse à l'une des questions précédentes est « oui ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ontario