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La saison des vélos Bixi est retardée à Ottawa

Les vélos en libre-service sont notamment apparus au coin des rues O'Connor et Queen au centre-ville d'Ottawa.

Les vélos en libre-service sont notamment apparus au coin des rues O'Connor et Queen au centre-ville d'Ottawa.

Photo : Joly-Anne Ricard

Radio-Canada

La reprise du service de vélos Bixi, à Ottawa, est repoussée au-delà du 15 avril, date habituelle du début de la saison de location libre-service.

Les abonnés du service ont reçu un avis leur disant que sa mise en place est repoussée à une date indéterminée.

La Commission de la Capitale nationale (CCN), qui gère le service à Ottawa, affirme négocier avec une entreprise intéressée à acquérir les vélos Bixi dès cet été.

Elle n'est toutefois pas en mesure de confirmer s'il s'agit de la même firme qui a achètera Bixi international.

Selon le porte-parole de la Comission, Jean Wolff, « il est fort probable que l'acquéreur avec qui [la CCN est] en négociation soit capable de commencer cette saison quand même, même si ce n'est pas à la date du 15 avril ». La CCN a donc confiance que les usagers des vélos Bixi pourront enfourcher les vélos cet été.

Le service Bixi de la capitale comprend 250 vélos et 25 stations, répartis à Ottawa et Gatineau.

Dossier réglé pour le volet international

Un juge a tranché, vendredi, en faveur de l'homme d'affaires québécois Bruno Rodi, qui achètera le volet international de Bixi pour la somme de 4 millions de dollars, ce qui assure la reprise du service Bixi à Montréal cet été.

Le juge devait étudier et entériner l'offre de M. Rodi, quand une autre offre de dernière minute est venue brouiller les cartes. Déposée à 18 h 30, jeudi soir, cette contre-offre émanait de la compagnie américaine REQX Venture.

Cette dernière proposait 5,5 millions de dollars, soit 1,5 million de plus que l'offre approuvée par le syndic de faillite. REQX Venture n'en était pas à sa première tentative : une offre précédente ne répondait pas à certains des critères de la Ville de Montréal.

La Ville de Montréal avait plusieurs exigences envers l'acheteur potentiel :

  • un minimum de 4 millions de dollars, dont 1 million dès maintenant;
  • un paiement échelonné sur cinq ans au maximum;
  • l'achat des actifs dans leur état actuel;
  • l'offre à la Ville d'une licence gratuite et perpétuelle pour exploiter Bixi.

Finalement, le jugé a préféré respecter le processus en place, c'est-à-dire choisir l'entreprise qui démontrait le plus de stabilité et avait respecté tous les délais. Le juge voulait rendre sa décision le plus rapidement possible, afin d'éviter que Bixi international ne perde de sa valeur.

C'est donc une compagnie québécoise qui aura la responsabilité d'opérer Bixi international. On ne sait toujours pas ce qu'il adviendra des employés, qui seront mis à pied par la transaction.

La Société de vélo en libre-service étant placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité depuis janvier dernier, la Ville de Montréal tentait de se débarrasser du volet international de Bixi.

Une grande partie, voire la totalité, des 4 millions de dollars de la vente servira à rembourser les créanciers de Bixi, c'est-à-dire la Ville de Montréal, qui a perdu plusieurs millions de dollars dans cette aventure, mais qui pourra en récupérer quelques-uns avec la vente du volet international.

Ottawa-Gatineau

Société