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La vague rouge déferle sur la Mauricie

Carte électorale

La Mauricie et le Centre-du-Québec après les élections du 7 avril

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les citoyens des cinq circonscriptions de la Mauricie ont élu des candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) lors du scrutin du 7 avril.

La région a pourtant été chaudement disputée. Les chefs des trois plus grands partis sont régulièrement passés par la Mauricie pendant la campagne.

La vague libérale a notamment eu raison du candidat vedette Alexis Deschênes et de la vétérane péquiste Noëlla Champagne. Cette dernière a même terminé troisième dans sa circonscription, derrière le jeune candidat caquiste Andrew D'Amours.

Circonscription de Trois-Rivières

On s'attendait à une lutte très serrée entre le PQ et le PLQ dans Trois-Rivières. Après la défaite de Djemila Benhabib en 2012, le Parti québécois avait dépêché un autre candidat vedette, l'ancien journaliste Alexis Deschênes, pour le scrutin du 7 avril.

Le libéral Jean-Denis Girard a finalement conservé le comté laissé vacant par Danielle St-Amant, avec une large majorité de 3200 voix sur son rival péquiste.

« Sur le terrain, on sentait un vent très favorable », relate Jean-Denis Girard. « Les gens arrêtaient leur voiture pour me saluer. »

Le nouveau député de Trois-Rivières a reçu les félicitations du maire Yves Lévesque.

Circonscription de Laviolette

La sixième victoire de Julie Boulet dans Laviolette n'a surpris personne. Elle a terminé la soirée électorale avec 7000 voix de plus que son rival péquiste André Beaudoin.

Celle que certains pressentent comme futur ministre promet de remettre sur les rails le projet de mini centrale de Manouane Sipi, un partenariat entre La Tuque et Wemotaci.

Voir aussi : Julie Boulet réélue

Circonscription de Champlain

Pierre Michel Auger fera un retour à l'Assemblée nationale comme député. Il a déjà représenté la circonscription de Champlain en 2007-2008 sous la bannière de la défunte ADQ.

Il a été élu lundi soir avec une avance de 1000 voix. Il promet de faire de l'économie son cheval de bataille. « Pour nous, l'économie, ce n'est pas des blagues et l'emploi, c'est vraiment une priorité », dit Pierre Michel Auger.

Le nouveau député a terminé devant le caquiste Andrew D'Amours et la députée sortante Noëlla Champagne.

« Ce soir, je pense que la Mauricie saigne », a d'ailleurs déclaré la candidate défaite en faisant référence à la victoire libérale dans la région.

« Cette vague, c'est un rejet du parti et quand le parti est rejeté, tu passes dans la moulinette comme tout le monde », conclut Noëlla Champagne.

Celle qui a représenté Champlain de 2003 à 2007 et de 2008 à 2014 à l'Assemblée nationale a déjà annoncé qu'elle ne tentera pas sa chance une autre fois.

Circonscription de Maskinongé

L'élection d'un député libéral marque une continuité dans la circonscription de l'ouest de la Mauricie.

Marc H. Plante succède à son ancien patron Jean-Paul Diamond en remportant le comté avec 3700 voix de majorité.

Il compte commencer les rencontres cette semaine avec les maires, les gens du CLD et les intervenants économiques.

Pour Patrick Lahaie, la quatrième tentative de se faire élire n'aura pas encore été la bonne. Il a terminé troisième, derrière le caquiste Martin Poisson.

Circonscription de Saint-Maurice

Pierre Giguère a causé la surprise dans Saint-Maurice, un château fort péquiste depuis 1994. La lutte a toutefois été serrée avec le député sortant Luc Trudel, qui n'a accusé un retard que de 600 voix.

C'était la quatrième campagne en 53 mois pour Pierre Giguère, qui a auparavant été conseiller municipal à Shawinigan et candidat pour la Coalition avenir Québec.

« Représenter Saint-Maurice, ce sera... Ça me touche beaucoup », a dit avec émotion le nouveau député.

Luc Trudel a pour sa part l'impression que le succès « lui glisse sous les doigts ». « Par contre, on ne peut pas se battre contre une vague nationale libérale », philosophe-t-il.

Selon lui, l'arrivée pour le moins remarquée de Pierre Karl Péladeau a ébranlé l'électorat.

Après un court mandat de 18 mois, il perd la circonscription de Saint-Maurice, que son mentor Claude Pinard a occupé pendant près de 20 ans avant lui.

Il demeure très satisfait du travail accompli. « J'ai l'impression d'avoir réussi beaucoup, beaucoup plus que ce que d'autres députés auraient fait en quatre ou huit ans. »

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