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Legault invite le PQ à se poser des questions

Le chef de la CAQ, François Legault, mardi matin, à Montréal

Le chef de la CAQ, François Legault, mardi matin, à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Je crois que je serai la réelle opposition au Parti libéral », a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, mardi, au lendemain de l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire et d'une défaite historique du Parti québécois, qui a perdu 24 sièges, dont celui de sa chef, Pauline Marois.

Un texte de Jérôme LabbéTwitterCourriel

« Le Parti québécois, comme je l'ai fait en 2009, va avoir toute une réflexion à faire : comment continuer de proposer une option qu'une majorité de Québécois ne souhaite pas? » a-t-il affirmé, alors qu'il rencontrait la presse en matinée dans un hôtel de Montréal pour dresser le bilan de la dernière campagne électorale.

Est-ce à dire qu'il pourrait accueillir des transfuges péquistes dans son équipe au cours des prochaines années? « Tout le monde est le bienvenu. [...] On a du temps devant nous », s'est contenté de répondre M. Legault.

En attendant, il tentera de faire en sorte que son parti soit en bonne position pour remplacer les libéraux dans quatre ans. « L'objectif est très simple : construire une alternative crédible, responsable et constructive au Parti libéral du Québec dans toutes les régions du Québec pour la prochaine élection en octobre 2018 », a-t-il mentionné.

Une campagne difficile

Lundi, la CAQ a fait élire 22 députés, soit 3 de plus qu'aux dernières élections. Elle a toutefois obtenu moins de voix en nombre absolu et en pourcentage qu'en septembre 2012 (23,16 % contre 27,05 %).

Selon François Legault, son parti a été victime d'une « élection quasi référendaire », qui a laissé peu de place aux autres thèmes.

« Je crois sincèrement que ce n'est pas sain pour notre démocratie et pour le Québec qu'un parti politique puisse, presque automatiquement, prendre le pouvoir sans vraiment rien proposer, a-t-il estimé. Ça nous impose, au-delà de la partisanerie, un réel questionnement sur tout le débat politique au Québec. »

Le pays imaginaire nuit à bien des égards au pays réel.

Une citation de :François Legault, chef de la CAQ

M. Legault s'est cependant félicité d'avoir réussi à remonter la pente en fin de campagne, alors que plusieurs sondages prédisaient un effondrement de la CAQ. Des gains au profit du PQ dans les banlieues nord et sud de Montréal ainsi qu'en Estrie ont compensé les pertes du parti dans la région de la Capitale-Nationale.

Le nouveau caucus de la CAQ devrait se réunir d'ici la fin de la semaine, à Québec.

  • François Bonnardel (réélu, Granby)
  • Éric Caire (réélu, La Peltrie)
  • Benoît Charette (élu, Deux-Montagnes)
  • Sylvie D'Amours (élue, Mirabel)
  • Gérard Deltell (réélu, Chauveau)
  • Christian Dubé (réélu, Lévis)
  • Simon Jolin-Barrette (élu, Borduas)
  • Mario Laframboise (élu, Blainville)
  • André Lamontagne (élu, Johnson)
  • Lise Lavallée (élue, Repentigny)
  • François Legault (réélu, L'Assomption)
  • Mathieu Lemay (élu, Masson)
  • Donald Martel (réélu, Nicolet-Bécancour)
  • Marc Picard (réélu, Chutes-de-la-Chaudière)
  • Jean-François Roberge (élu, Chambly)
  • Nathalie Roy (réélue, Montarville)
  • Sylvie Roy (réélue, Arthabaska)
  • Claire Samson (élue, Iberville)
  • Sébastien Schneeberger (réélu, Drummond-Bois-Francs)
  • Chantal Soucy (élue, Saint-Hyacinthe)
  • André Spénard (réélu, Beauce-Nord)
  • Claude Surprenant (élu, Groulx)

Interrogé sur le sujet, le chef de la CAQ a déploré le sort réservé à son adversaire Pauline Marois, battue dans sa circonscription par la libérale Caroline Simard, une nouvelle venue en politique. « Je trouve ça triste parce que c'est une femme qui a donné pas mal toute sa vie au Québec, a-t-il dit. C'est quelqu'un qui était là parce qu'elle croyait vraiment à la cause du Québec. »

M. Legault avait laissé entendre durant la campagne qu'il démissionnerait advenant une défaite de son parti. Il a finalement promis lundi soir de rester en poste pour les quatre prochaines années.

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