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La question nationale survivra à la défaite péquiste, dit Landry

L'ex-premier ministre Bernard Landry a assisté à l'événement.

L'ex-premier ministre Bernard Landry a assisté à l'événement.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une grande remise en question s'impose au sein du mouvement indépendantiste à la suite de la défaite historique du PQ, lundi, selon l'ancien premier ministre péquiste Bernard Landry. Toutefois, il est hors de question que les Québécois fassent une croix sur l'option souverainiste, juge-t-il.

« C'est un événement historique. C'est une date qui va marquer le destin québécois. Le Parti québécois est au niveau qu'il avait dans les années de sa fondation. Le PQ et les indépendantistes doivent maintenant entrer dans une période de réflexion profonde », a-t-il dit en entrevue à ICI RDI, mardi.

Celui qui a dirigé le gouvernement québécois de 2001 à 2003 croit que le cœur de cette réflexion n'est pas l'option souverainiste en tant que telle, mais bien « le service qu'on lui doit et la façon de la présenter ».

« On est parti de presque zéro quand le PQ a été fondé. On était à 50 % en 1995, ce n'est pas rien. Il faut qu'on relance cette tendance. C'est le devoir des citoyens de s'adonner à cet exercice, dans les mois et années qui viennent. »

« Une nation – et le Québec en est une, personne ne le nie – doit avoir le contrôle de son destin. C'est même un devoir », poursuit l'ancien premier ministre.

L'option souverainiste ne peut pas être remise en cause. Ce serait catastrophique pour notre psychologie nationale.

Une citation de :Bernard Landry

M. Landry ne croit pas que les résultats du scrutin de lundi soient attribuables à la promotion de l'option indépendantiste.

« Ça n'a rien à voir. C'est une série d'événements circonstanciels avec des erreurs, c'est ce qui devrait être examiné. Il y en a eu des erreurs de toute part. C'est une campagne tout à fait bizarre. Les résultats sont attristants pour les indépendantistes. Mais la campagne elle-même a été attristante pour tout le monde », dit-il.

Selon M. Landry, les accusations lancées de part et d'autre durant la campagne ont considérablement nui au débat d'idées. « Une campagne électorale de ce type, ce n'est pas de bon augure pour notre démocratie », croit-il.

Bernard Landry pense par ailleurs qu'un regroupement des forces souverainistes doit être étudié, ce qui pourrait passer par un rapprochement entre le Parti québécois et Québec solidaire. « Ça pourrait être une des composantes des solutions », pense-t-il.

« Il faut que Françoise David parle d'indépendance comme ceux qui vont diriger le PQ. S'ils la veulent, qu'ils soient sincères. On ne peut pas plaisanter avec l'indépendance. Les gens de gauche comme de droite qui veulent que le pays soit libre doivent s'entendre et travailler ensemble tout en conservant leurs options particulières. »

Dur comme une troisième défaite référendaire, comme un autre Non, dit Lisée

Tout comme Bernard Landry, le candidat élu dans Rosemont, Jean-François Lisée, lance un appel à une importante réflexion au sein du PQ, mais fait preuve de moins d'optimisme dans son analyse.

Dans son blogue, où il fait mardi l'éloge de la première ministre sortante, M. Lisée ne croit pas que les Québécois aient sanctionné le parti de Pauline Marois pour ses réalisations et engagements en santé, en éducation ou en économie, mais bien sur la question de la souveraineté.

Alors de quoi t'en ont-ils voulu? De vouloir t'inscrire dans le combat des Lévesque, Parizeau, Bouchard et Landry. De vouloir, de tout de ton coeur et de tout ton cerveau et de toutes tes tripes, donner aux Québécois un pays.

Une citation de :Jean-François Lisée

« Même pas, en fait. Tu as perdu parce que tu voulais laisser entrouverte la possibilité d'offrir aux Québécois le choix, si un jour ils le voulaient, de se donner un pays. Fermer cette porte à double tour était plus important pour un plus grand nombre de Québécois que toute autre considération. Fermer cette porte valait tous les autres risques incarnés par le Parti libéral », écrit-il.

« Hier, ma très chère Pauline, les Québécois n'étaient pas assez nombreux à penser comme toi. À penser comme nous. »

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