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« C'est une bonne journée pour le Québec et le Canada » - Justin Trudeau

Justin Trudeau, chef du PLC

Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, se réjouit de l'élection de Philippe Couillard et de son équipe libérale à la tête du gouvernement québécois. 

« C'est une bonne journée pour le Québec, c'est une bonne journée pour le Canada », a commenté M. Trudeau depuis Ottawa. Le chef du PLC est heureux de pouvoir compter à Québec sur un interlocuteur fédéraliste qui ne cherchera pas constamment la confrontation avec Ottawa.

M. Trudeau croit que les Québécois ont choisi de tourner le dos aux politiques de division du Parti québécois pour embrasser les thèmes de l'économie et de la création d'emplois du PLQ. Il estime que les électeurs ont également rejeté la charte des valeurs du Parti québécois (PQ). « C'est inacceptable que quelqu'un soit forcé de choisir entre son emploi et sa religion », a-t-il réitéré.

Je suis en faveur d'une charte, de la charte des droits et libertés qui défend les droits individuels pour tous les Canadiens et qui est grandement appuyée au Québec [...].

Justiin Trudeau

Il ne juge pas non plus qu'une charte de la laïcité soit nécessaire en dépit de l'appui de tous les partis québécois – y compris le PLQ – pour une charte allégée. Tous les partis provinciaux québécois s'entendent pourtant sur la nécessité de légiférer sur l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour les représentants de l'État détenant un pouvoir coercitif sur leurs concitoyens. « Pour moi, c'est un enjeu qui n'est pas une priorité pour le nouveau premier ministre du Québec, et nous allons travailler sur l'économie avec lui », a-t-il ajouté.

La souveraineté toujours vivante

« La soirée n'a pas été facile pour les souverainistes, a poursuivi M. Trudeau, mais il y aura toujours des gens passionnés par la souveraineté au Québec. » Il croit toutefois que les Québécois ont parlé lors du scrutin provincial et qu'ils préfèrent que leurs gouvernements se concentrent sur la construction d'une économie forte et stable plutôt que sur l'élaboration d'un troisième référendum.

M. Trudeau ne voit cependant pas l'intérêt de rouvrir des discussions constitutionnelles pour réintégrer le Québec au sein de la Constitution canadienne malgré l'élection d'un gouvernement fédéraliste. « Les Québécois ne veulent pas des vieilles querelles du passé, ils souhaitent se concentrer sur l'économie », a répété M. Trudeau avant de clore le point de presse.

Auparavant, le chef du PLC avait également eu de bons mots pour Pauline Marois, qui a annoncé sa démission à la suite de sa défaite électorale. Il a souligné son apport à la vie politique québécoise au cours des quelque 30 années qu'elle a passées en politique active. « Elle a détenu énormément de postes importants au sein du gouvernement du Québec au fil des années, et il faut reconnaître sa force de personnalité et sa dédication envers sa communauté », a-t-il témoigné.

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