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Legault promet de rester chef encore quatre ans

Le chef de la CAQ, François Legault, lundi soir, à Repentigny

Le chef de la CAQ, François Legault, lundi soir, à Repentigny

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a prouvé lundi soir que sa formation politique, née en 2011, n'était pas qu'un feu de paille. Encouragé par des résultats inespérés en début de campagne, M. Legault a promis qu'il demeurerait à la tête de la CAQ pour « les quatre prochaines années ».

La Coalition avenir Québec ne détiendra peut-être plus la balance du pouvoir, mais elle demeurera une formation politique importante à l'Assemblée nationale.

« Peut-être qu'on n'est pas aussi nombreux qu'on l'aurait souhaité, mais on va prendre notre place, toute notre place à l'Assemblée nationale », a lancé François Legault lors de son discours de défaite, devant de nombreux militants réunis à Repentigny.

Je veux offrir toute ma collaboration à Philippe Couillard. Quand il s'agira de défendre les intérêts des Québécois et de faire avancer le Québec, on va être derrière lui.

Une citation de : François Legault, chef de la CAQ

La formation de François Legault, qui avait remporté 19 sièges en 2012, en aura finalement remporté 22 cette année. Des gains dans le sud-ouest du Québec devraient compenser les pertes enregistrées dans la région de la Capitale-Nationale, où les électeurs ont préféré accorder leur confiance au Parti libéral du Québec.

La CAQ a récolté 23,2 % des voix, soit 3,8 points de moins qu'aux élections générales de septembre 2012.

Bien que M. Legault ait été réélu dans L'Assomption, la CAQ a été battue par le PLQ dans La Prairie, Charlesbourg, Montmorency, Vanier-Les-Rivières et Portneuf. C'est donc dire que Stéphane Le Bouyonnec, Denise Trudel, Michelyne C. Saint-Laurent, Sylvain Lévesque et Jacques Marcotte ne seront pas de retour au Parlement.

La circonscription de Saint-Jérôme, où Pierre Karl Péladeau a réussi son saut politique avec le Parti québécois, a aussi décidé de tourner le dos à la CAQ.

Entrevue avec Gérard Deltell, député de la CAQ, élu dans Chauveau

Plusieurs députés caquistes ont toutefois été réélus. C'est le cas de Christian Dubé (Lévis), Gérard Deltell (Chauveau), Éric Caire (La Peltrie), Marc Picard (Chutes-de-la-Chaudière), François Bonnardel (Granby), Donald Martel (Nicolet-Bécancour), Sébastien Schneeberger (Drummond-Bois-Francs), Sylvie Roy (Arthabaska), André Spénard (Beauce-Nord) et Nathalie Roy (Montarville).

Bonne nouvelle pour la CAQ : Deux-Montagnes et Blainville sont de retour dans le giron caquiste. Dans Deux-Montagnes, Benoît Charette, qui avait quitté le caucus de Pauline Marois pour celui de François Legault en 2011, revient à l'Assemblée nationale en écartant le député péquiste Daniel Goyer, alors que dans Blainville, l'ancien député bloquiste Mario Laframboise l'emporte contre l'ex-présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Gyslaine Desrosiers (PQ).

La CAQ a même réussi à faire neuf gains au détriment du Parti québécois, notamment dans Borduas, où l'ex-ministre Pierre Duchesne a été battu par Simon Jolin-Barrette; dans Chambly, où l'ex-ministre Bertrand St-Arnaud a été défait par le caquiste Jean-François Roberge; et dans Johnson, où un autre ancien ministre, Yves-François Blanchet, s'est incliné face au candidat de la CAQ, André Lamontagne.

Enfin, elle a réussi à conserver la circonscription de Groulx, en banlieue nord de Montréal, et ce, malgré le départ de son député Jacques Duchesneau et la candidature péquiste de l'ex-présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins.

Il ne restait plus que 18 députés de la CAQ à la dissolution du Parlement. Le député de Blainville, Daniel Ratthé, a été expulsé du caucus caquiste au printemps 2013 lorsque des allégations de financement illégal dans la campagne à la mairie de Blainville de 2005 ont fait surface.

Au cours de la campagne, M. Legault avait promis de rester quatre ans à l'Assemblée nationale s'il était élu dans L'Assomption. Il avait toutefois laissé entendre qu'il pourrait quitter la direction de la CAQ en cas de défaite de son parti.

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