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Rwanda : la difficile réconciliation du génocide

Le témoignage d'un survivant du génocide au Rwanda, le pasteur William Ndongozi, lors d'une cérémonie de commémoration à Kiziguro

Le témoignage d'un survivant du génocide au Rwanda, le pasteur William Ndongozi, lors d'une cérémonie de commémoration à Kiziguro

Photo : Anyck Béraud/ICI.Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a 20 ans, au Rwanda, de 800 000 à 1 000 000 de personnes ont été massacrées. Si les chiffres varient selon les sources, l’horreur reste la même et donne la mesure de la difficulté de la réconciliation.

Un texte d'Anyck BéraudTwitterCourriel

Des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants. Cent jours de tuerie qui ont visé la minorité tutsie. Cent jours de génocide qui ont recouvert de rouge le pays des mille collines. Cent jours de terreur qui ont été déclenchés par la mort du président rwandais, Juvénal Habyarimana, un Hutu. L’avion qui le transportait a été abattu le 6 avril 1994.

Vingt ans plus tard, le pays est en paix. Mais les Rwandais sont-ils vraiment apaisés quand les rescapés doivent vivre à côté d’un bourreau? Quand il faut cohabiter avec une personne qui n’avait pas hésité à tuer, à coups de machette, son voisin?

Pas facile, cette réconciliation. Et c’est le sujet de ce premier reportage web et radio, d’une série que nous avons préparée en allant à Kigali, la capitale, et dans la province de l’Est.

Nous avons suivi la flamme du souvenir, qui parcourt le pays pour commémorer le génocide. Une séance chargée d’émotions, comme vous pourrez le voir dans le diaporama ci-dessous.  

À l'occasion de cette cérémonie, le choeur de l'école primaire de Kiramuruzi a entonné une chanson devant la flamme de la réconciliation. En voici un extrait.  

Honoré Gatera, coordonnateur national des activités de la commémoration et responsable de la tournée de la flamme, constate que toutes les plaies ne sont par refermées. Il explique l'importance de se sentir avant tout comme un Rwandais, et de travailler pour le Rwanda.

« Ici, nous essayons de réunir tout le monde au niveau local. C'est pas pour les rescapés, c'est pas pour les surnommer Tutsi, Hutu ou Batwa. »

Une citation de :Honoré Gatera

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

Au cours des prochains jours, nous vous proposerons un regard sur les jeunes Rwandais, la génération post-génocide. Un autre sur les femmes, qui ont tant souffert du viol utilisé comme arme génocidaire. Mais aussi sur l’économie et sur l’état de la démocratie dans ce petit pays d’Afrique de l’Est.

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