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Le sommeil de bébé bercé par les émanations chimiques

Un bébé naissant à l'Hôpital Montfort d'Ottawa.

Un bébé naissant à l'Hôpital Montfort d'Ottawa.

La Presse canadienne

Les matelas de lit pour bébés exposent les enfants à des doses élevées d'émissions chimiques, affirment des chercheurs de l'Université du Texas à Austin.

Après avoir analysé la mousse de plusieurs matelas, l'équipe a déterminé qu'ils émettent des quantités non négligeables de composés organiques volatils (COV), des substances potentiellement dangereuses qu'on retrouve dans des produits domestiques comme les nettoyants et les vaporisateurs.

Les chercheurs ont étudié 20 matelas neufs et usagés fabriqués en mousse de polyuréthane et en mousse de polyester. Ils ont déterminé que les matelas neufs émettent environ quatre fois plus de COV que les matelas usagés, que la chaleur du corps augmente les émissions chimiques, et que celles-ci sont plus fortes dans la zone respiratoire immédiate de l'enfant.

Les chercheurs ont calculé qu'un bébé respire entre 2 et 10 fois plus de COV qu'un adulte qui se trouverait dans la même pièce.

Les matelas neufs émettent, en moyenne, 87,1 microgrammes de COV par mètre carré par heure, contre 22,1 microgrammes pour les matelas usagés. Les chercheurs soulignent que les émissions de COV des matelas pour bébés sont plus importantes que celle des couvre-planchers lamellés (20 à 35 microgrammes par mètre carré par heure) ou des revêtements muraux (51 microgrammes).

Les chercheurs texans admettent que l'utilisation d'un matelas usagé peut limiter l'exposition du bébé aux COV, tout en rappelant que les vieux matelas peuvent contenir des substances qui sont aujourd'hui interdites, comme les produits ignifuges.

L'étude a été publiée dans le journal scientifique Environmental Science & Technology.

Science