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PLC : doutes sur les mises en candidature ouvertes

Le chef du PLC, Justin Trudeau, lors de son discours prononcé samedi devant les quelque 3000 délégués réunis à Montréal

Le chef du PLC, Justin Trudeau, lors de son discours prononcé samedi devant les quelque 3000 délégués réunis à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les assemblées d'investiture ont débuté, à plus d'un an des prochaines élections fédérales, prévues en 2015. Le choix des candidats suscite souvent des controverses au sein des partis, et le Parti libéral n'est pas en reste, malgré l'engagement du chef Justin Trudeau d'assurer des nominations ouvertes.

Certains membres du Parti libéral remettent cette transparence en question et se demandent si des candidats recrutés par le chef sont favorisés dans le processus.

Dans la nouvelle circonscription de Ville-Marie, à Montréal, l'assemblée d'investiture se tient jeudi. Deux possibles candidats sont en lice : Bernard Amyot et Marc Miller, un ami d'enfance de Justin Trudeau.

Or, l'ex-vice-présidente libérale Brigitte Legault, également une organisatrice de la Coalition avenir Québec sur la scène provinciale, convoitait aussi cette circonscription. L'investiture libérale a y été déclenchée quelques jours avant l'élection au Québec, ce qui a empêché Mme Legault de poser sa candidature.

Lors de la campagne à la direction du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau avait assuré que les nominations seraient ouvertes dans toutes les circonscriptions (Nouvelle fenêtre), même celles où le député sortant est libéral.

Dans toutes les nominations, ce seront les électeurs et les membres libéraux des différents comtés qui vont avoir le choix final sur qui sera leur candidat dans les prochaines élections.

Une citation de :Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau

Pas d'objectifs secrets

Selon le coprésident de la campagne du PLC au Québec, Pablo Rodriguez, il ne s'agit que d'un hasard puisque les assemblées d'investiture se tiendront tout au cours de l'année.

« Les dates de conventions sont choisies en fonction d'un comté spécifique, et non pas en fonction des gens qui pourraient se présenter », a expliqué M. Rodriguez.

D'après lui, certains candidats éventuels s'empressent de vendre les cartes de membre nécessaires à leur élection. D'autres, toutefois, sont moins assidus.

C'est facile de blâmer. Mais c'est plus difficile de se présenter et d'aller jusqu'au bout du processus.

Une citation de :Pablo Rodriguez, coprésident de la campagne du PLC au Québec

L'investiture dans la circonscription de Ville-Marie n'est pas la seule à faire sourciller les militants. Des candidats pressentis dans Winnipeg-Centre-Sud, Ottawa-Orléans et Don Valley-Ouest se sont vu offrir la visibilité d'une tribune lors du congrès du PLC, en février dernier à Montréal. Les dates d'investiture n'y sont pas encore fixées, mais des candidats-vedettes y sont pressentis.

Dans la circonscription ontarienne de Trinity-Spadina, Justin Trudeau a refusé la candidature de Christine Innes (Nouvelle fenêtre), arguant qu'elle aurait tenté d'intimider de jeunes militants.

Dans l'entourage du chef libéral, on maintient que toutes nominations sont ouvertes et que ce sont les membres qui auront le dernier mot.

« Je pense que c'est très ouvert. Monsieur Trudeau a demandé à ce que ça soit ouvert, alors ça l'est », estime le député Stéphane Dion.

Avec les informations de Martin Bégin et Daniel Thibeault

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