•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des francophones veulent un bout du terrain de la garnison Jericho pour leur école

La vue du terrain de la garnison Jericho dans l'ouest de Vancouver.

La vue du terrain de la garnison Jericho dans l'ouest de Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les parents des écoles Rose-des-Vents et Jules-Verne de Vancouver préparent une pétition pour rappeler au fédéral de ne pas les oublier quand il vendra le terrain de la garnison Jericho dans l'ouest de la ville.

Dans le cadre du Programme fédéral de réduction de l'infrastructure mis sur pied en 1995, la garnison Jericho doit quitter les lieux d'ici septembre 2017 et le terrain d'une vingtaine d'hectares sur lequel elle se trouve sera vendu.

Il s'agit d'une parcelle de terre très convoitée, car elle est située non loin de la mer près du parc municipal Jericho dans l'ouest de Vancouver.

« On dit arrêtez tout! Vous devez nous donner une partie de ce terrain pour bâtir une école. »

— Une citation de  Trish Kolber, présidente, Association des parents d'élèves, École Jules-Verne.
La pétition des parents demandant au fédéral de réserver une partie du terrain de la garnison Jericho pour leur construire une école francophone.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pétition des parents demandant au fédéral de réserver une partie du terrain de la garnison Jericho pour leur construire une école francophone.

Photo : Radio-Canada

Les parents de l'École Rose-des-Vents qui demandent un nouveau terrain pour leur école depuis plusieurs années veulent qu'une partie du terrain Jericho leur soit réservé.

L'Association des parents d'élèves de l'école a entamé une poursuite contre la province pour l'obliger à leur construire une nouvelle école. La cause est devant la Cour suprême du Canada qui doit trancher en 2015. Si elle donne gain de cause aux parents, la province sera forcée de trouver un terrain et de leur construire une école.

D'autre part, le Conseil scolaire francophone (CSF)  et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) sont actuellement en Cour suprême provinciale, entre autres pour tenter d'obtenir de meilleures infrastructures du gouvernement provincial. Si le CSF et le FPFCB remportent leur cause, la province pourrait également devoir trouver des terrains pour bâtir de nouvelles écoles francophones à Vancouver.

De peur d'être oubliés et que les terrains soient vendus avant que ces causes soient décidées, les parents ont décidé de ne pas en attendre l'issue pour lancer leur pétition afin qu'une portion du terrain de la garnison Jericho soit réservé pour leur école.

« On avait appelé le bureau de [la député] Joyce Murray et le CSF n'était pas impliqué avec par rapport avec cette négociation [pour la vente] du terrain donc, on a pensé, ''on va lancer une pétition nous-mêmes'' », a déclaré Dominique Robeyns, présidente de l'Association des parents d'élèves de l'École Rose-des-Vents.

Il faut consulter le public, disent les députés et les résidents

Joyce Murray, la députée fédérale libérale de la circonscription de Vancouver Quadra, où se trouve le terrain, a elle aussi lancé une pétition lundi.

« C'est un terrain de 22 hectares, très important pour Vancouver, et nous demandons d'avoir des consultations avec le public [au sujet de son avenir] », a-t-elle déclaré.

Le député provincial néo-démocrate de la circonscription Vancouver-Point Grey, David Eby, s'inquiète également du manque de transparence du processus de vente du terrain par le fédéral.

« Je crois que le moment est venu pour le fédéral de dire ce qu'il en est aux citoyens. »

— Une citation de  David Eby, député, Vancouver-Point Grey

Les résidents du quartier de la garnison Jericho sont aussi inquiets, car ils craignent qu'il soit changé à jamais.

« J'espère que nous serons consultés, j'espère qu'il y aura des rencontres publiques pour que nous puissions donner notre point de vue », a déclaré la résidente de Point Grey Penny Perry.

Celle-ci est d'ailleurs ouverte à l'idée d'une école francophone sur le terrain, comme son voisin d'en face, Martin Pomerleau.

« Je pense que ça serait une très bonne affaire, puis une école francophone, pour nous les enfants c'est dans le futur, ça serait le fun d'avoir quelque chose de proche, ça serait intéressant », dit-il.

D'autre part, la vente du terrain fédéral pourrait aussi avoir un impact sur l'avenir d'un terrain voisin de 15,5 hectares qui appartient au gouvernement provincial.

La lutte continue

D'après un reportage de Benoît Ferradini.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !