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Le PLQ veut plus de sages-femmes

Le chef libéral, Philippe Couillard, à Trois-Rivières, le 2 avril
Le chef libéral, Philippe Couillard, à Trois-Rivières, le 2 avril Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Le Parti libéral propose de créer 125 postes de sages-femmes de plus d'ici cinq ans et d'établir sept autres maisons de naissance au Québec. La formation veut aussi investir dans la pédiatrie sociale et implanter un projet pour venir en aide aux enfants en situation de vulnérabilité.

« L'objectif est de donner aux femmes un véritable choix », a affirmé le chef du PLQ, Philippe Couillard, à Trois-Rivières, mercredi. « Ceci inclut l'accès à la profession de sage-femme et aux maisons de naissance, avec comme potentiel - dépendamment du choix que les femmes feront - d'avoir environ 10 % des accouchements faits par une sage-femme dans les maisons de naissances. »

Le Québec compte déjà 13 maisons de naissance. Le PLQ veut porter ce nombre à 20.

Cette mesure représente un investissement de 18,5 millions de dollars sur cinq ans, financé à même les budgets actuels du ministère de la Santé et des Services sociaux, selon le PLQ.

Les libéraux veulent aussi augmenter le nombre de centres de pédiatrie sociale en communauté dans les milieux défavorisés, en s'inspirant du modèle développé par le pédiatre Gilles Julien, à Montréal. Cette mesure représente 20 millions de dollars par année, qui seraient investis à partir de 2016-2017, a précisé Philippe Couillard.

L'équipe libérale veut aussi étendre à toute la province l'initiative « ma famille, ma communauté », un projet pilote mené dans trois centres jeunesse, à Montréal, en Montérégie, et en Abitibi-Témiscamingue. « Il s'agit de créer un filet social stable pour les enfants qui sont à risque de placement. On augmente la stabilité et la sécurité de ces enfants en les accompagnant entre 0 et 5 ans », a dit Philippe Couillard. Il s'agit d'un projet mené conjointement avec la Fondation Chagnon. Le PLQ en chiffre le coût à environ 3 millions de dollars par année.

La culture dans un contexte budgétaire serré

Philippe Couillard a aussi parlé de culture en ce 29e jour de campagne – un thème peu abordé par les partis politiques – , en réponse aux questions des journalistes sur le sujet.

Le chef libéral ne s'engage pas à reprendre le projet péquiste d'investir 150 millions de dollars dans une stratégie numérique en culture, mais laisse la porte ouverte. Il faudra que l'état des finances publiques le permette, dit-il. « Il faut que tout ça entre dans le cadre financier. »

M. Couillard a rappelé son objectif d'une hausse de 4 % des dépenses en santé et de 3,5 % en éducation. Les budgets des autres ministères seraient gelés sous un gouvernement libéral. « Au milieu de ce gel global-là, il y a des choix à faire, des choses qu'on peut augmenter, d'autres diminuer. »

M. Couillard veut toutefois poursuivre le programme Mécénat Placement Culture, par lequel les dons sont appariés.

Le PLQ propose aussi d'inviter des créateurs et des artistes à prendre part à toutes les missions économiques du Québec à l'étranger. On veut aussi permettre aux télévisions communautaires de mettre leurs émissions et informations locales sur une plate-forme web.

Des projets comme l'agrandissement du Musée d'art contemporain à Montréal – qui nécessite un investissement de près de 19 millions de Québec – seraient aussi poursuivis, puisque le PLQ s'est déjà engagé à hausser les budgets d'infrastructures, précise M. Couillard.

Par ailleurs, Philippe Couillard a dit être à l'aise avec l'indemnité de départ de 1,2 million de dollars touchée par son candidat dans La Pinière, Gaétan Barrette, lorsqu'il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) pour se lancer en politique. Le chef caquiste, François Legault, juge quant à lui la situation « totalement inacceptable ».

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