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Un militant libéral aurait tenté d'influencer illégalement le vote de personnes âgées à Amos

Le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron

Le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le candidat péquiste dans la circonscription d'Abitibi-Ouest, François Gendron, vient de porter plainte auprès du directeur général des élections à la suite d'événements qui impliqueraient un militant libéral à Amos.

M. Gendron reproche surtout à ce militant d'avoir fait campagne au profit du candidat libéral dans une résidence pour personne âgées dont il est le propriétaire.

Le dernier fait remonterait à lundi, lors du vote itinérant dans la même résidence, selon M. Gendron. Jean-Pier Frigon, copropriétaire de la résidence Les Jardins du Patrimoine d'Amos, aurait fait parvenir la lettre suivante à ses résidents, les invitant à voter pour le candidat libéral Serge Bastien.

En quelques heures, la lettre a circulé abondamment sur les réseaux sociaux. Le document est maintenant viral.

L'opinion des résidents

Des résidents rencontrés sur place ont réagi.

« Moi ça me dérange pas parce qu'il ne nous obligeait pas. Il nous disait juste que lui il l'était. Je ne me suis pas sentie obligée parce que c'était à M. Bastien que j'aurais voté », a déclaré une dame.

« Moi je trouve qu'on n'a pas à faire ces choses-là. Les personnes âgées sont des personnes vulnérables et quand on est en position d'autorité, on n'a pas à influencer au niveau d'un vote, dans une élection », pense cette autre personne interrogée.

Plainte au DGEQ

François Gendron appelle le candidat libéral Serge Bastien à désavouer publiquement le geste de Jean-Pier Frigon.

« C'est que le propriétaire de l'édifice a tout fait pour influencer les gens de sa résidence. Je sais que ça lui appartient, mais il y a des règles qui régissent les résidences qui ont un caractère public. Il n'a pas respecté les règles qu'il connaît autant que moi. C'est un manque d'éthique, je le dénonce. Alors j'ai fait une plainte au directeur général des élections et je demande au candidat libéral de se désavouer de telles pratiques illégales et incorrectes sur le plan de l'éthique », a déclaré François Gendron.

« On s'est dissocié de la communication. C'est un citoyen qui a choisi librement d'exprimer son opinion de la manière dont il l'a fait. Nous n'avons ni demandé, accepté ou supporté de quelque façon que ce soit, la démarche du citoyen en question. La plainte suivra son cours et le directeur général du scrutin traitera la plainte comme il se doit, en temps et lieu », a déclaré le candidat libéral, Serge Bastien.

Enquête criminelle?

Pour sa part, Grégory Vézeau, candidat d'Option Nationale en Abitibi-Ouest et policier de profession, a fait savoir par voie de communiqué que des accusations criminelles pourraient être justifiées.

« Je crois qu'il y aurait de lieu d'analyser le tout, non seulement en vertu de la Loi électorale, mais aussi en regard de l'article 264(1) d) du Code criminel. Monsieur Frigon demeure innocent jusqu'à preuve du contraire, mais si des résidents voulaient porter plainte au criminel, il y aurait matière à enquête », a-t-il affirmé par écrit.

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