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Passerelle sur la rivière Saint-Charles : le choix de la Ville critiqué

un croquis de la passerelle présenté aux citoyens

un croquis de la passerelle présenté aux citoyens

Photo : Jean-François Nadeau

Radio-Canada

Le choix de la Ville de Québec pour l'aménagement de la passerelle qui enjambera la rivière Saint-Charles entre la rue Monseigneur-Plessis et le parc Victoria s'est attiré un lot de critiques de la part de citoyens lors d'une assemblée publique, lundi soir. 

La passerelle à haubans en bois et en métal reliera les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur au secteur de Vanier. Le projet est estimé à 1,64 million de dollars. Les travaux sont prévus pour le printemps 2015.

Plusieurs des citoyens présents à l'assemblée de la Ville de Québec ont déploré ne pas avoir été consultés avant que l'administration municipale fasse son choix. Le Conseil du quartier Saint-Sauveur aurait souhaité que la passerelle soit aménagée plus à l'ouest pour faciliter l'accès aux résidents de Saint-Sauveur et attirer la clientèle vers les commerces de la rue Saint-Vallier.

« Le Conseil de quartier de Saint-Sauveur a demandé à faire partie de la démarche. Jamais on en a fait partie, dit le président, Olivier Meyer, qui déplore la situation. On n'a été invités dans aucune rencontre de travail », a-t-il ajouté.

Localisation retenue pour la future passerelleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Localisation retenue pour la future passerelle

La Ville de Québec a étudié quatre scénarios avant de faire son choix. L'une des options privilégiées par plusieurs citoyens proposait une passerelle joignant la rue de Carillon, dans Saint-Sauveur, à la rue Bourdages. La structure aurait atteint 70 mètres de long et coûté environ 2,9 millions de dollars.

La Ville considérait que le scénario Monseigneur-Plessis s'intégrait mieux au paysage tout en étant moins coûteux.

Un pont sécuritaire

Pour les citoyens de Saint-Sauveur qui s'inquiétaient de l'absence d'éclairage au parc Victoria et du détour qu'ils devront faire pour emprunter la passerelle, la conseillère Chantal Gilbert s'est montrée rassurante.

« Ce n'est pas un détour de 15 minutes, c'est un détour de même pas une minute, affirme Chantal Gilbert. Il faut s'arranger pour que le projet soit tellement beau et avec un éclairage tellement confortable qu'on va vraiment avoir envie de le faire ce petit détour-là », a dit Mme Gilbert.

Mme Gilbert reconnaît par ailleurs qu'il aurait été préférable de tenir une consultation publique avant de prendre une décision. 

« Je pense qu'effectivement il aurait pu y avoir une consultation publique, a admis la conseillère. La réserve que j'ai, c'est qu'habituellement lorsqu'il y a une consultation publique, c'est quand il y a un changement de zonage. Dans ce cas-là, il n'y avait aucun changement de zonage », a précisé Chantal Gilbert.

Le pont piétonnier sera accessible douze mois par année.

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