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Financement : Pauline Marois nie les informations de Radio-Canada

Pauline Marois en point de presse

Radio-Canada
Mis à jour le 

La chef du Parti québécois affirme que sa formation et son mari, Claude Blanchet, ont toujours respecté la loi sur le financement des partis politiques.

Pauline Marois nie les révélations de Radio-Canada. Selon une déclaration assermentée d'un homme d'affaires obtenue par l'équipe d'Enquête, Claude Blanchet aurait sollicité deux dirigeants de firmes de génie-conseil en 2007 et en 2008 pour financer les campagnes politiques de sa femme, Pauline Marois. Certains de ces dons ont été faits par des prête-noms.

« Un affidavit anonyme à quelques jours d'une élection, vous ne trouvez pas que ça ne sent pas très bon? » a lancé Mme Marois lundi après-midi, avant de préciser qu'elle entendait par « anonyme » qu'on ne connaît pas l'identité de la personne, consciente qu'il s'agit d'une déclaration sous serment.

En point de presse, Pauline Marois a mentionné que son époux avait fait du financement pour le Parti québécois « à l'occasion », mais a martelé que la loi avait été « rigoureusement » respectée.

Le directeur général [des élections] a vérifié toutes les données, il n'a jamais rien soulevé d'incorrect.

Pauline Marois, chef du PQ

Le candidat péquiste dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, est venu à la défense de Pauline Marois, en remettant en cause les motivations de la personne qui a effectué la déclaration assermentée. « Si cette personne-là était vraiment sincère, elle aurait approché le directeur général des élections ou la commission Charbonneau », a expliqué M. Drainville, en entrevue à l'émission 24/60.

« Ça sent un peu le gars qui ne veut surtout pas que le PQ revienne au pouvoir et qui veut aider les libéraux », a ajouté M. Drainville.

Legault aurait voulu voir la suite de la commission Charbonneau

Appelé à réagir lors de son passage à l'émission Le 15-18, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a répété qu'il aurait aimé que les audiences publiques de la commission Charbonneau se poursuivent pendant la campagne électorale.

« Parce que moi, avec tout ce qu'on a entendu et sur le Parti québécois et sur le Parti libéral, je pense qu'il y a un risque que les gens, dans trois mois, se disent : "J'aurais aimé ça savoir ce que je sais maintenant aujourd'hui." Il n'y en aura pas de surprises du côté de la CAQ », a-t-il promis.

De son côté, Québec solidaire a accusé la chef péquiste d'avoir « brisé la confiance des électrices et des électeurs ».

Le candidat dans Mercier, Amir Khadir, a soutenu que son parti est « très déçu, mais pas très étonné », avant d'affirmer qu'« il y a quelque chose de choquant de voir ce que le Parti québécois est devenu : un parti qui, à l'image du Parti libéral du Québec, est usé par le pouvoir, entaché d'allégations de corruption, et surtout, comme parti indépendantiste, par ces agissements, éloigne de plus en plus les gens de la souveraineté et de l'indépendance du Québec ».

« J'espère que malgré tout, les citoyens du Québec ne se laisseront pas envahir par le découragement. Il y a une alternative. Si on veut une équipe intègre, une équipe qui est porteuse d'espoir et de changement véritable, Québec solidaire peut former le gouvernement dès le 7 avril prochain », a ajouté Mme David.

Enfin, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, ne s'est pas trop avancé à commenter le contenu du reportage de Radio-Canada. En entrevue au Téléjournal avec Céline Galipeau, il a réitéré que les règles de financement des partis politiques avaient changé, puisqu'elles limitent maintenant les dons individuels à 100 $. Par conséquent, l'environnement dans lequel les formations font campagne a aussi changé, a souligné M. Couillard.

Tout au plus, M. Couillard a lancé, en parlant du PQ : « Voilà le parti qui donne des leçons de vertu à tout le monde depuis des années! »

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