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Lutte à l’itinérance : des politiciens de l’Outaouais s’unissent pour dénoncer les compressions du fédéral

Jérôme Bergeron a assisté à la conférence

Des membres des trois ordres de gouvernement ont fait front commun, dimanche, pour dénoncer les compressions dans le financement des organismes de lutte à l'itinérance de l'Outaouais.

Les conditions d'admissibilité du programme qui accorde le financement aux organismes de lutte à l'itinérance ont été modifiées. Cela entraîne une réduction de plus de 60 000 $ des subventions accordées à sept organismes de l'Outaouais.

Selon la députée fédérale de Gatineau, Françoise Boivin, « ils ont fait certaines coupures en disant que ce n'était pas du travail direct pour l'itinérance, et je pense qu'ils ont mal compris ce que ces organismes-là font ». Elle réclame que le gouvernement réévalue les demandes.

La député déplore que le gouvernement ait reconduit le programme à la dernière minute, en laissant seulement 48 heures aux organismes pour remplir les formulaires nécessaires à leur demande de subvention. Des conditions indécentes, dit-elle, compte tenu de l'ampleur de la tâche.

Parmi les groupes affectés, l'Entraide familiale de l'Outaouais perd une subvention de 14 560 $, alors que Logemen'occupe recevra seulement 10 000 $ en 2014-2015. Cela représente une diminution de 20 000 $ pour cet organisme. Les groupes communautaires touchés s'étaient d'ailleurs rassemblés, la semaine dernière, pour dénoncer ces compressions.

Pourtant, lorsque Québec et Ottawa se sont entendus, le 4 février dernier, pour reconduire les fonds de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) pour l'année 2014-2015, le financement des organismes ne devait pas être affecté.

Logemen'occupe, pour sa part, demande que l'entente signée en février dernier entre les ministres responsables du Québec et d'Ottawa soit respectée.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

Ottawa-Gatineau

Société