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Municipales en France : la droite vers un second balayage

Issu du Front national, le nouveau maire de Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a été élu dès le premier tour.

Issu du Front national, le nouveau maire de Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a créé un précédent en étant élu dès le premier tour de cette grande ville du Nord de la France.

Photo : Pascal Rossignol / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Devant une gauche impuissante, la droite française poursuit sa lancée et prévoit rafler plusieurs autres grandes villes du pays lors de ce deuxième tour des élections municipales, qui sont une occasion pour les électeurs de se prononcer sur leur satisfaction vis-à-vis des partis nationaux. 

Plusieurs des quelque 36 000 villes françaises ont élu leur maire dès le premier tour. Les 6450 autres municipalités étaient invitées dimanche à voter au second tour.

En tête dans 57 grandes villes, le parti dit de la « droite républicaine », l'Union pour un mouvement populaire (UMP), a déjà balayé le premier tour, en élisant 29 maires de villes importantes.

L'extrême droite, représentée par le Front national (FN), pourrait elle aussi surprendre, alors que le parti a réussi pour la première fois à faire élire l'un de ses membres à la tête d'une grande ville.

« C'est le premier jour d'une ère nouvelle pour Hénin-Beaumont », a déclaré dimanche la présidente du FN, Marine Le Pen, faisant allusion à l'élection de son candidat, Steeve Briois, dans cette ville du nord de la France.

Peu d'électeurs aux urnes

Impopulaires après deux ans au pouvoir, les socialistes de François Hollande comptaient sur un sursaut de l'électorat de gauche au deuxième tour pour limiter les dégâts. Or, le taux de participation n'est pas au rendez-vous. 

Après avoir franchi un taux d'abstention historique de 36,45 % au premier tour, les premières statistiques du second tour semblent aussi pessimistes.

Dimanche, le taux de participation s'élevait à 19,83 % à midi, alors qu'il se situait à 23,16 % la semaine passée au même moment.

La ville d'Avignon, où l'élection se joue entre le candidat socialiste et son adversaire du FN, risque par exemple de basculer à droite.

Enjeux nationaux

Les élections de dimanche sont municipales, mais ses résultats trouveront tout de même écho au national. Si la gifle de la droite est aussi brutale qu'anticipée, le président Hollande devra probablement changer de gouvernement, alors qu'un remaniement ministériel est justement prévu dans quelques jours.

On s'attend à un important remaniement, pratiquement un nouveau gouvernement. François Hollande ne peut pas en faire l'économie, tellement le désaveu est fort lors de cette élection municipale.

Alexandra Szacka, correspondante de Radio-Canada à Paris

En septembre, lors des élections sénatoriales, les grands électeurs, dont les élus municipaux, risquent en plus de faire pencher le Sénat à droite.

À Paris

La lutte s'annonce serrée dans la capitale française. La candidate de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, a un peu plus de 1 % d'avance sur son adversaire du PS, Anne Hildago, qui récolte 34,40 % des intentions de vote. 

Comme le mode de scrutin est proportionnel, la candidate socialiste a encore une chance de l'emporter puisqu'elle a l'appui de certains des arrondissements les plus peuplés de Paris.

Avec des informations d'Alexandra Szacka

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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