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Ebola : le Sénégal ferme sa frontière avec la Guinée

L'hôpital Donka en Guinée accueille les personnes atteintes du virus Ebola.

L'hôpital Donka en Guinée accueille les personnes atteintes du virus Ebola.

Photo : Reuters//Saliou Samb

Radio-Canada

Le Sénégal a fermé samedi sa frontière avec la Guinée pour tenter de freiner la propagation du virus Ebola dans la région méridionale de Kolda et celle de Kédougou, dans le sud-est du pays, a annoncé le ministère de l'Intérieur à Dakar.

La frontière avec le voisin guinéen sera fermée « jusqu'à nouvel ordre », selon un communiqué de l'agence de presse officielle du pays. Des contrôles sanitaires vont également être institués à l'aéroport de Dakar. Pour sa part, le gouvernement guinéen a dit ne pas avoir été officiellement informé de la fermeture de la frontière avec le Sénégal.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a répertorié « 111 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 70 décès » depuis janvier. Le gouvernement guinéen a indiqué que 19 des échantillons prélevés sur cas suspects avaient été examinés se sont révélés positifs au virus Ebola. Des cas mortels ont également été signalés ces derniers jours en Sierra Leone et au Liberia.

Nous avons pris des mesures strictes pour stopper cette épidémie et il n'y a aucune raison de paniquer

Damantang Albert Camara, porte-parole du gouvernement guinéen

Jeudi, tout indiquait que la maladie avait atteint Conakry, ville de plus de 2 millions d'habitants située à environ 300 km du foyer initial dans le sud-est du pays.

Conakry, où des centaines de milliers de personnes vivent dans des bidonvilles insalubres, offre un terrain idéal pour la progression de l'épidémie, qui restait jusque-là cantonnée à des villages isolés en forêt.

Le virus Ebola ne s'était jamais répandu aussi largement en Afrique de l'Ouest. Le gouvernement guinéen n'a pas réussi établir l'origine de l'arrivée de la maladie dans le pays.

L'Union européenne a débloqué vendredi un peu plus de 750 000 $ « pour aider à contenir la propagation du virus », selon un communiqué de presse.

Cette aide sera utilisée par Médecins sans frontières notamment « pour la gestion clinique, comprenant l'isolement des malades et un soutien psychosocial, la recherche de cas suspects ainsi que la formation et l'approvisionnement d'équipement de protection individuel pour les professionnels de santé ».

Le virus Ebola tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo où il a été repéré pour la première fois en 1976. Il a tué 1200 personnes pour 1850 cas avérés au cours des épidémies les plus graves qui ont touché l'Afrique.

Il n'existe aucun vaccin ni remède contre ce virus, qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés. Cette maladie commence par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs, avant de dégénérer en vomissements, diarrhées et saignements.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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