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MH370 : 122 objets repérés dans l'océan Indien

Les recherches se poursuivent pour retrouver les restes du vol MH370.

Les recherches se poursuivent pour retrouver les restes du vol MH370.

Photo : James Whittle

Radio-Canada

Des satellites ont détecté des dizaines de débris dans le sud de l'océan Indien, au moment où les recherches reprennent pour retrouver des traces du Boeing 777 de Malaysia Airlines. L'appareil se serait écrasé il y a plus de deux semaines dans les eaux profondes, avec 239 personnes à bord.

Le ministre malaisien des Transports, Hishammudin Hussein, a annoncé que 122 objets avaient été repérés dans un périmètre de 400 km2 dans la zone de l'océan Indien où se concentrent les recherches.

Il a expliqué que les images avaient été prises dimanche dernier par les satellites d'Airbus Defence and Space, une compagnie française. La taille des objets varie de 1 à 23 mètres.

Un appareil australien quitte le continent à la recherche de l'avion de Malaysia Airlines.

Un appareil australien quitte le continent à la recherche de l'avion disparu de Malaysian Airlines

Photo : AFP / RICHARD WAINWRIGHT

Quelques heures plus tard, l'Australie a ajouté qu'elle avait localisé trois autres objets, mais qu'elle n'était pas en mesure de les identifier.

Les opérations de recherche avaient été suspendues lundi en raison du mauvais temps. Les vents s'étaient suffisamment calmés, mercredi, pour permettre aux avions de décoller et aux bateaux de se rendre dans le secteur reculé où les recherches se poursuivent.

L'Australie, les États-Unis, la Chine, le Japon et la Corée du Sud participent aux recherches aériennes. Leurs avions scrutent le périmètre où les autorités malaisiennes croient que le vol MH370 s'est abîmé, plusieurs heures après être disparu des radars lors d'un vol entre Kuala Lumpur et Pékin, le 8 mars dernier.

« Nous continuerons de chercher jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun espoir de retrouver quoi que ce soit », a promis mercredi le premier ministre australien, Tony Abbott, dont le pays coordonne les recherches.

Course contre la montre

Le temps qui passe est toutefois de mauvais augure pour les familles des présumées victimes, qui hésitent à croire à l'écrasement de l'appareil en l'absence de preuves matérielles. Il devient de plus en plus urgent de retrouver les boîtes noires de l'avion puisque les batteries qui alimentent le dispositif d'émission d'un signal radar de court rayon seront bientôt trop faibles pour aider à leur localisation. Les États-Unis ont d'ailleurs envoyé un appareil de détection des boîtes noires ultra-sophistiqué qui est arrivé à Perth, en Australie, mercredi matin.

La Malaisie a annoncé lundi que l'avion s'était abîmé en vol au-dessus du sud de l'océan Indien, une région parmi les plus isolées du monde, et que toutes les personnes à bord étaient mortes. Elle se basait sur les données satellitaires et les comptes rendus de surveillance aérienne, mais certains experts croient que la méthode utilisée comporte une marge d'erreur non négligeable.

Les proches des 153 victimes chinoises refusent toujours de croire à cette hypothèse. Ils ont d'ailleurs manifesté mardi devant l'ambassade de Malaisie à Pékin pour réclamer la vérité sur le sort du vol.

L'enquête sur les causes du changement de trajectoire du vol MH370 et sur le débranchement des appareils de communication se poursuit. Les autorités tendent vers l'hypothèse d'une action humaine et volontaire pour expliquer la disparition de l'avion, mais ne disposent ni d'un suspect ni d'un mobile.

Malaysia Airlines et Boeing poursuivis

Le père d'un passager du vol MH370 présumé mort dans l'écrasement a déposé une poursuite contre la compagnie aérienne Malaysia Airlines et le constructeur Boeing pour « qu'ils répondent de la catastrophe ». La firme américaine Ribbeck Law veut savoir si l'appareil avait un défaut de construction et si la compagnie a commis une erreur expliquant la tragédie. Le montant de la poursuite n'a pas été précisé, mais la firme a parlé de « millions de dollars pour chaque passager ».

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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