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Des responsables du PQ visités par l’UPAC

La chef péquiste, Pauline Marois, à Drummondville, le 24 mars

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Le directeur général du Parti québécois, Sylvain Tanguay, et son directeur des finances et de l'administration, Pierre Séguin, ont rencontré deux enquêteurs de l'escouade Marteau en février dernier.

Le PQ, qui en fait état dans un communiqué, précise que cette rencontre a eu lieu « de manière informelle ».

Les policiers « ont affirmé vouloir obtenir, de tous les partis politiques, des renseignements quant au financement du parti, à sa structure et à ses méthodes de financement », selon le communiqué du PQ.

La rencontre aurait été gardée secrète à la demande de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), selon le PQ.

« Les représentants du Parti québécois ont expliqué que son financement était assuré par des bénévoles et que, pour chaque don, une fiche était dûment remplie avec tous les renseignements sur le donateur, et un reçu, émis », explique le PQ.

La formation de Pauline Marois rappelle qu’elle n’a été soumise à aucune perquisition, qu'elle n’a pas eu d’autres rencontres avec les enquêteurs et qu'aucun document ne lui a été demandé.

Couillard : « Un contraste entre le discours et les événements réels »

« Je pense qu'on est au comble de l'hypocrisie », a déclaré le chef libéral, Philippe Couillard, en référence à la plainte portée plus tôt dans la journée par le PQ à l'endroit de son parti

« C'en est assez, pour le PQ, de se draper dans la vertu. La vérité apparait depuis le rapport Moisan [en 2006] et apparait encore aujourd'hui », a ajouté M. Couillard.

Lorsqu'un journaliste lui a fait remarquer qu'aucune perquisition n'avait été faite au cours de la rencontre entre l'UPAC et le PQ, le chef du PLQ a estimé que « oui, il y a une différence [entre rencontre et perquisition], mais je remarque un contraste entre le discours des derniers mois, même des dernières années, et les événements réels ».

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ), Guillaume Simard-Leduc, a indiqué pour sa part que son parti n'avait jamais eu de rencontre avec l'UPAC ni reçu de demande en ce sens.

Politique