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Ces enjeux ruraux que les partis négligent

À la Ferme des Hautes Terres, les veaux sont nourris au lait sous la mère, et les porcs sont élevés en plein champ.

À la Ferme des Hautes Terres, les veaux sont nourris au lait sous la mère, et les porcs sont élevés en plein champ.

Photo : Radio-Canada/Claude Brunet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pêches, agriculture, richesses naturelles, environnement : les enjeux ruraux ne trouvent que très peu d'écho dans les campagnes électorales des grands partis au Québec depuis trois semaines.

Sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, mardi, la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc, s'est dite déçue de voir que les préoccupations des Québécois vivant en milieu rural aient été complètement évacuées par la polarisation des échanges entourant la tenue éventuelle d'un troisième référendum sur la souveraineté du Québec.

C'est pourtant « 25 % du Québec qui vit en milieu rural et qui génère 30 % du PIB », a-t-elle fait valoir.

Mme Bolduc aimerait par exemple qu'il soit davantage question des écoles de village et du rôle des commissions scolaires dans les régions. « On tire à boulets rouges sur les commissions scolaires sans se poser la question de ce qu'elles font vraiment, a-t-elle déploré. Dans les communautés rurales, elles font beaucoup d'arbitrage, elles génèrent beaucoup de cohésion sur la façon dont s'organise la desserte scolaire. »

La présidente de Solidarité rurale blâme la montréalisation des médias, qui oriente à la fois la couverture de l'actualité et les sujets que les formations politiques choisissent d'aborder en priorité.

L'ex-maire de Montréal Jean Doré, qui participait également à la discussion, a reconnu que les régions éloignées avaient été laissées pour compte depuis trois semaines. Les problèmes y sont pourtant multiples, a-t-il souligné, donnant pour exemple l'absence de services de radiothérapie en Abitibi-Témiscamingue. Selon lui, les structures devraient être réduites dans le domaine de la santé pour donner davantage de services aux patients.

M. Doré croit également que les régions devraient toucher une partie des redevances tirées de l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire, comme le propose le Parti libéral du Québec.

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