•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le G7 boycotte le sommet du G8 prévu en Russie

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Les chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G7 sont réunis à la résidence officielle du premier ministre des Pays-Bas. Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, est aussi présent.

Les chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G7 sont réunis à la résidence officielle du premier ministre des Pays-Bas. Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, est aussi présent.

Photo : AFP / SAUL LOEB

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Réunis à La Haye, aux Pays-Bas, les membres du G7 ont décidé d'organiser un sommet à Bruxelles, en juin, plutôt que d'assister au sommet du G8 prévu à Sotchi, en Russie. 

Le G8 représente un certain système de valeurs, et c'est la raison pour laquelle la Russie ne peut pas y participer.

Une source diplomatique française

Les sept pays les plus industrialisés de la planète, parmi lesquels figure le Canada, souhaitent aussi trouver de nouveaux moyens de renforcer leur sécurité énergétique collective. En Europe seulement, le tiers de l'approvisionnement en gaz naturel dépend de la Russie.

Il a aussi été question de renforcer les sanctions contre Moscou, en cas d'escalade du conflit. Un responsable américain a précisé qu'une intervention russe dans l'est et le sud de l'Ukraine serait un signal clair pour l'ajout de sanctions.

Le G7 a par ailleurs étudié les conséquences que pourraient avoir les sanctions occidentales sur les pays entourant la Russie. Selon ses membres, les dommages collatéraux sont justifiés, dans le cas de la crise ukrainienne.

L'Ukraine a déposé, lundi, un projet de résolution devant l'Assemblée générale des Nations unies pour faire invalider le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie. Moscou a déjà bloqué une motion semblable déposée au Conseil de sécurité. Si la résolution est adoptée par l'Assemblée générale, elle sera non-contraignante, mais enverra un message politique fort. Le vote doit avoir lieu jeudi.

Le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a réagi à la décision du G7 mardi. « Pour ce qui est des contacts avec les pays du G8, nous y sommes prêts, nous y avons intérêt, et nous considérons que la réticence des autres pays à poursuivre le dialogue est contreproductive pour nous, mais aussi pour nos partenaires eux-mêmes », a-t-il dit. 

Suspendre ou non?

Plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique, David Cameron, avait déjà proposé d'annuler le sommet du G8 en Russie cette année.

« Nous devrions dire clairement qu'il n'y aura pas de sommet du G8 en Russie cette année. C'est très clair », a-t-il dit avant cette réunion, organisée en marge d'un Sommet sur la sécurité nucléaire. Londres parlait elle aussi d'exclure la Russie de ce club des plus grandes nations industrialisées du monde, auquel elle a adhéré en 1998.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accueilli ce possible dénouement sans grande émotion.

Si nos partenaires occidentaux croient que ce format n'est plus approprié, nous ne nous y accrocherons pas. Nous ne croyons pas que ce soit un gros problème s'il ne se réunit pas.

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, avait aussi évoqué il y a trois semaines l'idée d'exclure complètement la Russie du G8, en réponse à ses agissements en Ukraine.

En réaction aux sanctions canadiennes à son égard, Moscou a interdit lundi l'entrée sur son territoire à 13 Canadiens, surtout des fonctionnaires et des élus.

Le G7 n'a cependant pas discuté d'une suspension de la Russie, mais bien d'un remplacement du sommet du G8 de 2014.

Kiev évacue ses dernières bases militaires de Crimée

Pendant ce temps, les derniers militaires ukrainiens présents en Crimée ont reçu l'ordre d'évacuer la péninsule, en raison des menaces d'affrontement armé avec les forces russes qui encerclent toutes les bases ukrainiennes depuis le début du mois de mars.

L'ordre a été donné par le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, après la prise de contrôle de la base navale de Féodossia par des soldats russes soutenus par des hélicoptères et des blindés, tôt lundi matin.

Conséquence de la chute du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, le 22 février, la crise en Ukraine est devenue en un mois la plus grave confrontation entre l'Est et l'Ouest depuis la fin de la guerre froide.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !