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529 Frères musulmans condamnés à mort en Égypte

Des partisans des Frères musulmans brandissent une affiche de Mohamed Morsi pour réclamer le retour de ce dernier dans ses fonctions de président.

Des partisans des Frères musulmans brandissent une affiche de Mohamed Morsi pour réclamer le retour de ce dernier dans ses fonctions de président.

Photo : AFP / MARWAN NAAMANI

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un tribunal égyptien a condamné à mort 529 partisans des Frères musulmans pour divers chefs d'accusation, dont le meurtre d'un policier, a déclaré lundi un de leurs défenseurs à l'issue d'un procès expéditif, qui risque d'attiser les violences à l'approche de l'élection présidentielle.

Il s'agit de la plus importante condamnation de masse de l'histoire de l'Égypte moderne.

« Le tribunal a condamné 529 accusés à mort et 16 autres ont été acquittés », a dit à Reuters l'avocat Ahmed Al-Charif.

Les condamnés, dont la peine de mort doit encore être confirmée par le grand mufti, peuvent faire appel.

« C'est le jugement le plus expéditif, et le nombre de condamnations à mort, le plus élevé de l'histoire de la justice égyptienne », a commenté Nabil Abdel Salam, l'avocat de plusieurs dirigeants des Frères musulmans, dont le président, déchu Mohamed Morsi.

Le procès s'était ouvert samedi devant le tribunal criminel de Minya, une ville de Moyenne-Égypte qui avait été le théâtre de violences contre les forces de sécurité et la minorité chrétienne copte après la dispersion sanglante des sit-in de manifestants pro-Morsi au Caire en août dernier.

L'intervention des forces de l'ordre avait fait plus de 1 millier de morts dans les rangs des sympathisants des Frères musulmans rassemblés sur deux places de la capitale.

Une répression implacable (Nouvelle fenêtre) s'est depuis abattue sur la confrérie, décrétée organisation terroriste par les autorités mises en place par l'armée, en décembre, après une série d'attentats visant la police et l'armée.

Les Frères musulmans nient toute responsabilité dans ces attaques, revendiquées par un groupe djihadiste basé dans le Sinaï, Ansar Baït al Makdis.

À Minya, ancien bastion des groupes islamistes armés dans les années 90, il a fallu une seule audience et moins de 48 heures au tribunal pour prononcer son verdict.

« Quand on voit que le procès s'est ouvert samedi, qu'il n'y a eu qu'une audience procédurale pendant laquelle le juge n'a entendu aucun avocat, ni témoin, ni même les accusés, on ne peut pas parler de justice, mais de règlement de comptes », a affirmé avec colère Walid, un proche de l'un des condamnés.

Les accusés étaient poursuivis pour diverses charges, dont le meurtre d'un policier, l'attaque d'un commissariat ou divers actes de dégradation de propriété publique et privée.

Seuls 123 des 545 accusés étaient présents au tribunal, les autres ayant été soit libérés, soit remis en liberté provisoire sous caution, soit encore en fuite.

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