•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les textos : pas si dommageables pour le français écrit

En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada

Une étude du Centre de Recherche sur la Cognition et l'Apprentissage, en France conclut que les textos n'ont pas d'effet sur la qualité de l'orthographe utilisé par les jeunes.

Pour en arriver à cette conclusion, le centre a étudié 4 500 messages textes échangés par des adolescents.

Quand ils échangent des textos sur leur téléphone mobile, les jeunes sont conscients qu'ils n'utilisent pas un français impeccable.

« En messages textes, avant j'avais vraiment tendance à écrire bourré de fautes, mais là je me rends compte qu'en faisant ça j'ai pris l'habitude de, même ici, écrire avec beaucoup de fautes », constate Jeffrey Bellavance.

Le son de cloche est différent en ce qui concerne les réseaux sociaux. En raison de l'aspect public des messages qu'ils écrivent, les jeunes rencontrés disent accorder davantage d'attention aux fautes d'orthographe.

« Quand j'en écris, c'est vraiment quelque chose qui me dérange ou que j'ai le goût de dire, mais je vais quand même prendre la peine de l'écrire comme il faut, parce que les fautes ça me dérange, puis même à ça aujourd'hui les personnes quand elles font des statuts, on le voit, plus le temps avance, moins les personnes font des fautes volontaires dans leur statut », explique Émilie Béland.

Selon ces jeunes, le français approximatif, c'est plutôt une question de paresse ou de style. Quand le contexte devient sérieux, comme à l'école, ils s'appliquent.

L'enseignant en français à l'école secondaire Serge-Bouchard, Vincent Ross, constate lui aussi que les messages textes ne sont pas aussi dommageables pour la langue écrite qu'on pourrait le croire.

« Honnêtement je n'ai pas l'impression que les jeunes écrivent mieux qu'avant, pourtant les jeunes écrivent plus qu'avant, ça c'est évident. Par contre, je n'ai pas l'impression non plus que ça s'est détérioré, au contraire. La structure de phrase va parfois être différente, mais pour ce qui est de la grammaire générale, c'est encore les mêmes problèmes qui apparaissent », fait remarquer l'enseignant.

D'une génération à l'autre, il y aura toujours des jeunes plus doués que d'autres pour surmonter les difficultés de la langue. Mais, selon les chercheurs français du Centre de Recherche sur la Cognition et l'Apprentissage, les textos ne sont pas à blâmer.

D'après un reportage de Marlène Joseph-Blais

Est du Québec

Société