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La Russie prête à attaquer l'Ukraine « à tout moment »

Des milliers d'Ukrainiens manifestent contre une intervention de la Russie, à Kiev, le 23 mars 2014.

Des milliers d'Ukrainiens manifestent contre une intervention de la Russie, à Kiev.

Photo : Gleb Garanich / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Ukraine affirme que les troupes russes sont prêtes à l'attaquer à tout moment et que le risque de guerre entre les deux pays s'accroît, pendant que l'armée russe renforce son emprise sur la Crimée.

« La situation est même plus explosive qu'elle ne l'était il y a une semaine », a indiqué le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Dechtchitsa, dimanche matin sur la chaîne américaine ABC.

« À l'heure actuelle, si des troupes russes envahissaient l'Ukraine depuis les régions orientales, il serait difficile de demander aux Ukrainiens vivant là-bas de ne pas répondre à cette invasion militaire », a-t-il ajouté.

À Kiev, environ 5000 Ukrainiens ont manifesté, dimanche, craignant que la Russie répète dans l'est du pays la même manoeuvre qui lui a permis de prendre le contrôle de la Crimée.

« Le but de Poutine n'est pas la Crimée, mais toute l'Ukraine [...] Ses troupes massées à la frontière sont prêtes à attaquer à tout moment », a déclaré à la foule Andriï Paroubiï, secrétaire du conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine.

Moscou pourrait avoir ouvert la « boîte de Pandore » d'une redéfinition des frontières de l'Euorpe, a pour sa part dit craindre le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, dimanche.

L'hypothèse d'une invasion russe dans l'est de l'Ukraine a également été évoquée par un conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama, dimanche, sur les ondes de CNN.

Jusqu'en Moldavie

L'armée russe aurait déployé quelque 8500 hommes à la frontière est de l'Ukraine pour des « exercices » il y a environ 10 jours.

Certains craignent qu'elle se prépare à envahir non seulement l'Ukraine, mais également la Transnistrie, une région de la Moldavie qui a autoproclamé son indépendance et qui a demandé son annexion à la Russie.

« La force russe qui se trouve en ce moment à la frontière ukrainienne de l'Est est très, très importante et très, très prête », a dit le général Philip Breedlove, commandant des forces de l'OTAN en Europe. Il invite les pays membres de l'organisation à se tenir prêts en vue d'une invasion possible de la Russie dans les pays baltes.

« Il y a réellement un dispositif militaire suffisant à la frontière orientale de l'Ukraine pour marcher sur la Transnistrie si la décision était prise et c'est très inquiétant », a-t-il ajouté.

Les forces russes disposent de 440 soldats de maintien de la paix en Transnistrie.

Les forces russes ont envahi, samedi, la base militaire de Belbek, en Crimée, le 22 mars 2014.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les forces russes ont envahi, samedi, la base militaire de Belbek, en Crimée.

Photo : REUTERS / Shamil Zhumatov

Aucun plan d'expansion, selon les Russes

La Russie réplique qu'elle respecte les ententes internationales concernant le déploiement de troupes aux frontières de l'Ukraine.

En entrevue dimanche matin sur BBC, l'ambassadeur de la Russie à l'Union européenne (UE), Vladimir Tchijov, a indiqué que son pays n'avait « aucune visée expansionniste ».

Pendant ce temps, les forces russes complètent leur prise de contrôle de la Crimée.

Le drapeau russe flotte maintenant au-dessus de 189 bases militaires de la région, selon le ministère de la Défense.

Samedi, les forces russes et prorusses ont pris d'assaut deux bases militaires, celles de Belbek et de Novofedorivka. Le commandant de la base de Belbek serait détenu par les forces prorusses. Le président ukrainien a demandé sa libération.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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