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Des confitures pour aider les hommes en difficultés

La petite ferme de l'Auberge

Radio-Canada

Problèmes de drogue, prison, isolement. Bien des facteurs peuvent mener à la rue.

Une situation difficile que l'on se trouve en milieu urbain ou en milieu rural.

À Roxton Falls, un organisme s'est donné comme mission d'offrir de l'espoir à des dizaines d'hommes en difficultés.

La petite ferme de l'Auberge en accueille une quarantaine, chaque année, à son plateau de travail.

Entre autres, on y produit 32 000 pots de confitures par an.

Une expérience qui a sauvé Claude

Sa présence à La petite ferme de l'Auberge été salutaire pour Claude Lussier, maître confiturier. Cet ancien agriculteur avait vécu une séparation difficile.

« Sans cette aide, je ne sais pas trop où je serais rendu. Je ne sais pas si je serais ici pour t'en parler. Je ne peux vraiment pas te le garantir », affirme Claude Lussier.

« Au début j'étais gêné de dire que je faisais partie de la petite ferme, mais aujourd'hui j'en suis fier. Ils m'ont aidé et là c'est à moi à aider quelqu'un d'autre », renchérit celui qui encadre maintenant les nouveaux arrivants.

Une initiative de Benoit Houle

L'idée du plateau de travail pour aider les hommes en difficultés vient de Benoit Houle, un agent de pastorale à la retraite.

Benoit Houle, de La petite ferme de l'AubergeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Benoit Houle, de La petite ferme de l'Auberge

« Ce sont des gens qui se sont retrouvés sans endroit pour habiter. Notre première mission, c'est de les accueillir, de les héberger, de les former de façon à ce que tous, tôt ou tard, retournent sur le marché du travail », explique Benoit Houle.

En échange du gîte qui leur est offert, les pensionnaires s'occupent des travaux de la ferme, comme le tri des oeufs, par exemple

« Benoît c'est un père pour nous. Présentement je me refais une santé et quand je vais partir d'ici, j'aurai la tête haute, car j'ai changé complètement depuis deux ans et je suis heureux ! », témoigne Ghislain Beauvais.

Le financement des activités

Outre le soutien de Centraide et de quelques fondations, La petite ferme de l'Auberge autofinance ses opérations depuis 14 ans.

Benoit Houle espère toujours un coup de pouce de l'Agence régionale de la santé et des services sociaux, surtout que ses pensionnaires sont souvent référés par le milieu hospitalier.

« Je pense à pérennité, aux lendemains. Est-ce qu'on va trouver des gens capables de continuer l'oeuvre bénévolement ? C'est ce qui m'inquiète. C'est pour ça que le gouvernement devrait faire aussi sa part. »

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