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Le nez humain peut distinguer 1000 milliards d'odeurs

Un nez

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Le nez humain est plus performant qu'on ne le croyait : des chercheurs de l'Université Rockefeller à New York ont déterminé qu'en moyenne un être humain pouvait déceler au moins 1000 milliards d'odeurs.

Ce qui est considérablement plus que les 10 000 effluves dont parlait la littérature scientifique depuis des décennies. Plus précisément, depuis 1927, alors que deux chimistes américains avaient avancé le chiffre de 10 000 dans un manuscrit qui a fait école... jusqu'à l'étude qui vient d'être publiée dans la revue Science.

« Notre analyse montre que la capacité humaine à faire la distinction entre les variations d'odeurs est beaucoup plus étendue que ce qui est généralement soupçonné », explique Leslie Vosshall, directrice du laboratoire de neurogénétique de l'Université Rockefeller, coauteure de ces travaux.

Pour les chercheurs contemporains, il est plus logique d'évaluer à 1000 milliards le nombre de parfums décelables, considérant que les autres sens permettent à l'être humain de voir jusqu'à 10 millions de couleurs et d'entendre 340 000 sons. Avec les 10 000 odeurs auxquelles on se raccrochait par le passé, l'odorat humain apparaissait bien pauvrement pourvu.

« Les scientifiques ont mesuré nos capacités visuelles et auditives, mais n'avaient pas jusqu'alors testé notre potentiel olfactif », s'étonne Leslie Vosshall.

Pour cette étude, ces chercheurs ont soumis 26 personnes à de multiples combinaisons complexes de 128 molécules odorantes différentes. Une molécule odorante est, en quelque sorte, la plus petite unité de mesure olfactive à laquelle on peut se référer. Avec les 264 comparaisons de ces différentes combinaisons, les chercheurs ont été en mesure d'extrapoler qu'un sujet pouvait sentir au moins 10 000 milliards d'odeurs.

Et on n'a rien inventé! Selon Andreas Keller, de l'Université Rockefeller et principal auteur de cette recherche, nos ancêtres s'en remettaient, plus que nous, à leur nez pour assurer leur survie. Le progrès que constituent la réfrigération et l'hygiène corporelle poussée ont rendu le nez paresseux, ce qui « expliquerait notre attitude selon laquelle l'odorat n'est pas aussi important que l'ouïe et la vision », d'après Andreas Keller.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Washington Post

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