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« Un vote pour le PLQ, c'est un vote contre la charte », soutient Drainville

Bernard Drainville (Marie-Victorin), entouré des candidates Djemila Benhabib (Mille-Îles) et Leila Mahiout (Bourassa-Sauvé)

Bernard Drainville (Marie-Victorin), entouré des candidates Djemila Benhabib (Mille-Îles) et Leila Mahiout (Bourassa-Sauvé)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti québécois appelle les électeurs à lui donner une majorité le 7 avril prochain afin qu'il puisse faire adopter son controversé projet de charte des valeurs à l'Assemblée nationale.

La charte ayant fait l'objet d'une couverture minimale depuis le début de la campagne électorale, le candidat péquiste dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, a rencontré les médias mercredi matin afin de remettre de l'avant ce projet crucial aux yeux de son parti.

Le projet de loi 60, dont M. Drainville était responsable dans le gouvernement Marois, a polarisé l'opinion publique au cours des 18 derniers mois. Il est toutefois passé sous le radar depuis l'entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, candidat vedette du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme.

« Un vote pour Philippe Couillard, un vote pour le Parti libéral, c'est un vote contre la charte », a déclaré le ministre sortant, précisant du même souffle que sa sortie n'avait rien à voir avec la remontée du PLQ dans les sondages.

« Le plan de match, depuis le début, c'est de parler de la charte au 15e jour », a-t-il répété. Une campagne publicitaire invitant les Québécois à voter pour la charte et le PQ a également été lancée mardi.

Les sondages suggèrent néanmoins que la charte figure loin dans les préoccupations des électeurs à moins de trois semaines du scrutin. « Ce n'est pas ce que je sens sur le terrain », a assuré M. Drainville, de retour dans la métropole après une tournée de 15 circonscriptions en 15 jours pour parler de la charte.

M. Drainville, qui se représente dans Marie-Victorin, était entouré mardi de quatre candidates procharte de la région de Montréal, soit Djemila Benhabib (Mille-Îles), Yasmina Chouakri (Anjou-Louis-Riel), Evelyne Abitbol (Acadie) et Leila Mahiout (Bourassa-Sauvé).

Même si un nouveau sondage CROP-Radio-Canada laisse entendre que 13 % des anglophones et 23 % des allophones sont d'accord avec l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique, M. Drainville affirme qu'il est « erroné » de dire que les néo-Québécois sont contre la charte des valeurs.

Le PLQ agirait différemment

Interrogé sur le sujet mardi matin, le chef du PLQ, Philippe Couillard, a dit craindre que la charte des valeurs nuise à l'emploi.

« Combien y aura-t-il de congédiements d'infirmières dans les hôpitaux? Combien de médecins n'auront plus le droit de soigner leurs patients? Combien d'éducatrices n'auront plus le droit d'aller dans les centres d'éducation à la petite enfance ou dans les écoles? » s'est-il demandé.

M. Couillard a répété que sa formation déposerait un nouveau projet de loi sur le sujet en cas de victoire libérale dans trois semaines. Le texte comporterait des balises pour encadrer les accommodements religieux et imposerait l'obligation du vote à visage découvert.

Bernard Drainville reproche à Philippe Couillard de défendre une position moins ferme que son prédécesseur Jean Charest sur la question des signes religieux, rappelant que le projet de loi 94 de la 39e législature visait à interdire le port du niqab et de la burqa et à obliger tous les employés de l'État à offrir des services à visage découvert.

Advenant l'élection d'un gouvernement du Parti québécois, sa chef, Pauline Marois, aura besoin du consentement de tous les partis pour reprendre les audiences de la commission parlementaire sur la charte des valeurs là où elles étaient rendues lors de la dissolution du Parlement, le mois dernier.

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