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Jim Flaherty démissionne

Jim Flaherty quitte ses fonctions
Radio-Canada

Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, démissionne pour retourner travailler au privé. 

Le député de la circonscription de Whitby-Oshawa, en Ontario, n'a pas donné plus de détails sur sa nouvelle orientation professionnelle. Le directeur des communications de M. Flaherty, Chisholm Pothier, affirme que ce dernier va rester député, pour le moment.

Alors que j'amorce un nouveau chapitre de ma vie, je quitte avec le sentiment du devoir accompli par le gouvernement et le pays durant l'une des périodes les plus exigeantes de l'histoire de notre pays.

 Jim Flaherty

Le réseau anglais de Radio-Canada a appris que c'est l'actuel ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, qui sera le nouveau ministre des Finances.

À la tête du ministère des Finances du gouvernement canadien depuis 2006, il fait partie, avec Paul Martin, des ministres des Finances qui ont marqué l'histoire contemporaine du Canada. Il est en politique depuis 20 ans, ayant servi tout d'abord à Queen's Park dans le gouvernement ontarien de Mike Harris.

Le premier ministre Stephen Harper a affirmé avoir accepté la démission de son ministre avec « grand regret ».

Au cours d'une carrière politique de près de vingt ans, le ministre Flaherty a incarné les meilleures qualités de ceux qui choisissent la vie publique : un véritable engagement envers le service et une volonté sincère de laisser le pays dans une position meilleure qu'à son entrée en politique.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper

Stephen Harper soutient que, grâce au ministre Flaherty, son gouvernement va équilibrer le budget d'ici 2015 « comme nous avons promis de le faire ». Le 11 février dernier, le ministre Flaherty avait présenté un budget avec lequel il maintenait prudemment le cap vers le retour à l'équilibre des comptes publics.

Né le 30 décembre 1949 à Lachine, au Québec, Jim Flaherty a d'abord poursuivi une carrière en tant qu'avocat avant de se lancer en politique provinciale en 1990. À ce moment-là, il n'avait pas réussi à se faire élire. Il y est parvenu cinq ans plus tard. 

En janvier 2013, M. Flahery avait révélé qu'il souffrait d'une maladie rare de la peau, caractérisée par l'apparition de bulles sous l'épiderme.

Les réactions fusent

  • Thomas Mulcair, chef du NPD : « Durant la dernière année, M. Flaherty a continué à occuper l'un des postes les plus difficiles au pays, en dépit du fait qu'il éprouvait des ennuis de santé. Il l'a fait avec la même force de caractère et le même sens de l'humour qui l'ont caractérisé comme ministre des Finances du Canada ».
  • François Legault, chef de la Coalition avenir Québec :« Je pense que M. Flaherty a réussi, quand même, à bien contrôler les dépenses, à réduire les impôts et les taxes. Je pense que là où il y a des questions à se poser sur le gouvernement Harper, c'est plus sur les dossiers sociaux. Sur les dossiers économiques et financiers, je pense qu'il a un bon bilan ». 
  • Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes du Québec : « M. Flaherty était un symbole de rigueur ».
  • Avery Shenfeld, directeur général et économiste en chef de la CIBC : « M. Flaherty avait exprimé le désir d'envisager des alternatives au fractionnement du revenu, dans le but de remplir sa promesse de réduire les taxes imposées aux familles, l'an prochain. Son départ pourrait influencer le type de réduction de taxes qui pourrait être amené dans le prochain budget ».
  • Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante : « Le ministre Flaherty a contribué à créer un meilleur environnement pour les entrepreneurs du Canada et il laisse derrière lui des réalisations politiques solides et pragmatiques. »

Fractionnement du revenu

En février dernier, le ministre Flaherty avait, pour une rare fois, mis en doute l'une des promesses électorales des conservateurs.

Jim Flaherty avait indiqué qu'il n'était pas convaincu de la pertinence d'utiliser les surplus budgétaires, prévus l'année prochaine, pour offrir le fractionnement des revenus aux ménages canadiens, une promesse évaluée à plus de 2 milliards de dollars.

Il avait déclaré qu'il choisirait plutôt d'utiliser ses surplus pour « rembourser la dette publique » et « réduire les impôts ».

Avec les informations de La Presse canadienne

Ontario

Politique