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Le PLQ table sur un retour à l'équilibre budgétaire en 2015-2016

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Le chef libéral, Philippe Couillard, le 18 mars, à Bécancour

Le chef libéral, Philippe Couillard, le 18 mars, à Bécancour

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

S'il prend le pouvoir, le Parti libéral compte parvenir à l'équilibre budgétaire en 2015-2016, en dégageant un léger surplus d'environ 100 millions de dollars. Le PLQ se fixe un objectif de croissance des dépenses de l'État de près de 2,9 %, dont 4 % en santé et 3,5 % en éducation. Les dépenses des autres ministères seraient gelées pour cinq ans.

La formation prévoit des compressions de 1,3 milliard de dollars au cours des deux premières années d'un mandat. Le PLQ mise notamment sur les départs à la retraite et des mesures d'efficacité - comme les révisions de programmes - pour réaliser des économies. Le PLQ avait ouvert la porte l'automne dernier à un report du retour à l'équilibre.

« Il est nécessaire d'avoir une culture permanente de gestion rigoureuse des dépenses dans l'État québécois », a dit d'emblée le chef libéral, Philippe Couillard, en conférence de presse, mardi.

Philippe Couillard veut, dès son arrivée au pouvoir, mettre sur pied une commission d'examen stratégique pour revoir l'« efficience et la pertinence » des programmes gouvernementaux.

L'heure n'est plus au Québec aux mesures cosmétiques ou à la marge. Il faut prendre des mesures sérieuses, significatives, mais en tout respect des gens.

Le chef libéral, Philippe Couillard

Les libéraux disent vouloir « réduire la bureaucratie » en santé et en éducation pour augmenter les services aux patients et aux élèves. Ils veulent aussi réintroduire une politique de remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique. Une autre mesure est la « politique du cran d'arrêt », où chaque dépense additionnelle doit s'accompagner d'une économie ailleurs dans le cadre financier.

La moitié des surplus dégagés l'an prochain serait utilisée pour réduire la dette. L'autre moitié irait à la « réduction du fardeau fiscal de la classe moyenne ».

Par ailleurs, Philippe Couillard, juge que ses cibles de dépenses sont beaucoup plus réalistes que celles du PQ, notamment en santé (4 % pour les libéraux, 3 % pour les péquistes).

En réponse aux questions des journalistes, M. Couillard a assuré que ce n'était « pas son objectif de congédier du monde ». « Il y a un effort d'efficience à faire. Mais on ne parle pas de 35 000 emplois comme M. Legault. La démographie joue en notre faveur. Le nombre de postes, ça dépend de la revue des programmes », dit-il.

Les libéraux misent sur une relance économique

Le cadre financier libéral prévoit une accélération de la croissance économique du Québec pour rejoindre la moyenne canadienne. Philippe Couillard a dit vouloir « redémarrer l'économie » en relançant le Plan Nord et en mettant en place une stratégie maritime, des propositions déjà faites plus tôt dans la campagne.

Rappelons que le PLQ veut investir 15 milliards de dollars dans les infrastructures au cours des 10 prochaines années, ce qui s'ajouterait à la dette. Philippe Couillard qualifie toutefois ces dépenses de « bonne dette ». « Il faut continuer à développer nos infrastructures et on va le faire, mais en ajoutant de la richesse économique. Ces infrastructures contribuent à l'économie, en générant de l'emploi et de la croissance », tient-il à rappeler.

Le candidat libéral dans Robert-Baldwin, Carlos Leitao, estime que l'arrivée d'un gouvernement libéral - et la confiance qu'elle insuffle aux investisseurs - permettra une croissance au Québec de 2,1 % en 2014, soit 0,2 % de plus que la prévision faite par le ministre des Finances sortant, Nicolas Marceau. L'État pourrait ainsi voir ses revenus autonomes croître de 4,8 %, soit plus que les 4,6 % prévus par le PQ.

Abolition de la taxe santé et indexation des services de garde

Les libéraux veulent par ailleurs abolir la taxe santé, mais progressivement, en trois ans, à partir de 2016-2017. Concernant les garderies, le PLQ indexerait au coût de la vie à partir du 1er janvier 2015 le tarif de 7 $ par jour. Le PQ avait quant à lui proposé dans son budget de porter à 8 $, puis à 9 $ les tarifs des services de garde.

M. Couillard n'a par ailleurs pas voulu commenter le sondage paru mardi matin, qui donne une avance au PLQ dans les intentions de vote. « Tout ça me dit que je dois continuer avec mon équipe de présenter notre vision et notre projet. Ça nous mobilise encore plus vers l'objectif de remettre le Québec sur la voie de la prospérité », a-t-il dit.

Des chiffres qui ne tiennent pas la route, selon le PQ

Le candidat péquiste Nicolas Marceau a accusé les libéraux de présenter un « cadre trafiqué ». « Le PLQ s'invente des revenus imaginaires de 5,1 milliards de dollars avec une croissance artificielle », a-t-il dit en point de presse mardi après-midi.

Le PQ accuse aussi les libéraux de vouloir endetter davantage les contribuables. « On fait face à la vielle recette libérale de stimuler l'économie en ne misant que sur l'endettement et les infrastructures. La fameuse asphalte et le béton », a dit le candidat péquiste dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau.

« Année après année, il n'ont jamais atteint leurs cibles de dépenses. C'est ces gens-là qui vous disent qu'ils vont couper dans la bureaucratie. Mais nous, nous avons atteint notre cible dans la première année et nous sommes en passe de le réaliser pour la deuxième année », a ajouté Nicolas Marceau.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a souligné que le cadre financier libéral ne prévoyait que de faibles baisses de taxes, dans trois ans. « Philippe Couillard manque de courage pour réduire les taxes des Québécois pendant le prochain mandat », a-t-il résumé.

Les questions sur Arthur Porter refont surface

Par ailleurs, M. Couillard a dû se défendre une nouvelle fois au sujet de ses liens avec l'ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) Arthur Porter, aujourd'hui accusé de fraude.

Le chef libéral était à Bécancour mardi pour présenter le cadre financier du PLQ. Il était accompagné pour l'occasion de son « trio économique » formé des candidats Carlos Leitao, Jacques Daoust et Martin Coiteux.

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