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Référendum en Crimée : pluie de sanctions contre des dirigeants russes et ukrainiens

Le premier ministre du Canada Stephen Harper a rencontré l'ambassadeur de l'Ukraine Vadym Prystaiko lundi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le Canada, les États-Unis et l'Union européenne n'acceptent pas les résultats du référendum en Crimée. Ils ont annoncé lundi l'imposition d'une série de sanctions contre une trentaine de personnalités russes et ukrainiennes. 

Le premier ministre canadien a qualifié le résultat du référendum d'« illégitime », affirmant que la consultation a été menée sous une occupation militaire « illégale ».

Stephen Harper a annoncé qu'une douzaine de hauts responsables russes et ukrainiens sont maintenant persona non grata au pays et sont visés par des sanctions économiques. Parmi eux se trouvent des proches du président russe Vladimir Poutine et de hauts dirigeants de la Crimée.

« Ces mesures démontrent que le Canada ne restera pas passif pendant que la Russie viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et que les actions de la Russie auront des conséquences », a déclaré M. Harper. Selon lui, il est important de maintenir la pression et il entend le faire au cours des prochains jours avec ses partenaires du G7 et autres pays alliés.

Les États-Unis et l'Union européenne parlent d'une même voix

Plus tôt, le président américain Barack Obama a aussi annoncé une série de mesures pour punir la Russie et les responsables de la crise en Ukraine. Onze citoyens russes et ukrainiens sont visés par des interdictions de séjour et des gels d'avoirs.

Des sanctions similaires ont été prises par l'Union européenne. Les mesures visent une vingtaine d'individus, dont certains aussi ciblés par les Américains.

Les ministres des Affaires étrangères britannique, William Hague (à g.), néerlandais, Frans Timmermans (au centre), et  français, Laurent Fabius (à dr.), discutent en réunion lundi à Bruxelles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les ministres des Affaires étrangères britannique, William Hague (à g.), français, Laurent Fabius (à dr.), et néerlandais, Frans Timmermans, discutent en réunion lundi à Bruxelles.

Photo : Yves Logghe/AP

Des sanctions pourraient s'ajouter

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a indiqué lundi que la liste de sanctions pourrait s'allonger, tout dépendant de la réaction de la Russie. 

Le président Barack Obama a aussi prévenu qu'il était prêt à imposer des sanctions supplémentaires si Moscou ne changeait pas de comportement. « De nouvelles provocations ne feront qu'isoler davantage la Russie et réduire sa stature dans le monde », a-t-il mis en garde. 

Un référendum entaché de fraude et d'irrégularités, selon Washington

Un responsable américain a rapporté lundi matin l'existence « d'éléments concrets » voulant que des bulletins de vote soient arrivés déjà remplis dans les bureaux de scrutin, en Crimée. D'autres irrégularités du genre ont été soulignées, selon Reuters.

Européens, Américains et Canadiens répètent qu'ils préfèrent une solution diplomatique. « Il n'est peut-être pas trop tard pour éviter le pire », a dit la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. 

Mais la Russie ne fait rien pour calmer les pays occidentaux. Le président Vladimir Poutine a signé lundi un décret reconnaissant l'indépendance de la Crimée.

Selon les résultats définitifs du référendum, près de 97 % des votants ont choisi le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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