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Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec

Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti vert du Québec est en déclin depuis les trois dernières élections. Mais son chef, Alex Tyrrell, veut lui donner un nouveau souffle. Pour renverser la tendance, il a doté le PVQ de positions sur une multitude de questions, en plus de l'enjeu environnemental. Entrevue avec le plus jeune des chefs de partis.

Un texte de Lili BoisvertTwitterCourriel

1. M. Tyrrell, le Parti vert se prononce maintenant pour la gratuité scolaire, contre la charte des valeurs, pour l’accès à des soins dentaires gratuits… Pourquoi adoptez-vous des positions sur autant d’enjeux qui ne concernent pas l’environnement?

Le parti a eu beaucoup de misère dans les dernières années à se définir au-delà de l’environnement. Donc, on a adopté une position éco-socialiste pour cette élection.

On croit que l’un des plus grands enjeux environnementaux, c’est la surconsommation. Puis, si on veut vraiment faire un virage majeur pour changer les choses pour l’environnement, il faut qu’on abandonne le capitalisme sauvage avec lequel on vit en ce moment. Et selon nous, pour faire ça, il faut prendre une direction plus éco-socialiste.

2. Mais lorsque, par exemple, vous défendez la manifestation contre la brutalité policière et que vous dénoncez sur les réseaux sociaux le règlement P-6 [de la Ville de Montréal encadrant les manifestations], ce n’est pas vraiment lié à l’environnement, non?

Il y a un lien parce que si on veut faire bouger les choses sur l’environnement, il va y avoir des manifestations. Les problèmes environnementaux sont de plus en plus graves et quand les gens vont vouloir prendre les rues sur le thème des changements climatiques, par exemple, il va falloir qu’on ait le droit de manifester.

3. Mais êtes-vous encore, d’abord et avant tout, un parti à vocation écologiste?

Oui, c’est sûr. L’environnement, c’est toujours la première préoccupation du Parti vert et c’est la mienne aussi.

4. Pouvez-vous nous en dire plus sur les grandes priorités du parti?

On veut la gratuité du transport en commun, on défend le système de santé public, et on veut taxer davantage les grandes entreprises. On veut aussi créer une industrie du recyclage au Québec.

On pense qu’il faut créer de l’emploi en réduisant la TVQ sur les services et en l’augmentant sur les biens de consommation, l’idée étant que les services, ça crée de l’emploi local et qu’augmenter la TVQ sur les biens de consommation, ça va réduire notre consommation de biens.

On aimerait aussi lancer un programme pour isoler les bâtiments du Québec. Nous, on veut réduire notre consommation d’énergie. Donc, on trouve qu’on devrait avoir un programme d’ampleur subventionné par le gouvernement pour faire ça.

5. Beaucoup vous comparent désormais à Québec solidaire…

C’est sûr qu’on a beaucoup de propositions qui vont dans le même sens. Je trouve que c’est une bonne chose. D’ailleurs, nous ne présenterons pas de candidat dans les circonscriptions de Gouin et de Mercier parce qu’on ne veut pas contester les députés qui sont là [Amir Khadir et Françoise David].

6. Vous vous voyez donc en complémentarité avec Québec solidaire?

Oui. Mais nous autres, on est un parti plus pragmatique et moins idéologique que Québec solidaire. Évidemment, aussi, les fédéralistes trouvent que le Parti vert est souvent une bonne option parce que nous sommes à gauche, mais nous ne sommes pas souverainistes.

7. Vous avez perdu des plumes au cours des trois dernières élections. Vous êtes passé de près de 4 % des votes en 2007 à 2,2 % en 2008 pour n’obtenir que 1 % des votes en 2012. Êtes-vous un parti en fin de course?

Par le passé, il y a eu beaucoup de problèmes internes, beaucoup de conflits qui ont empêché le parti d’avancer. Aussi, le parti a souvent tenté de plaire à 100 % des électeurs et ça s’est traduit par des positions plutôt centristes pour éviter d’offusquer qui que ce soit. Mais maintenant, nous n’avons pas peur de prendre des risques, nous avons des propositions concrètes qui ne font pas l’unanimité au sein de la population du Québec. Donc là, l’enjeu, c’est d’influencer davantage le débat en prenant des positions et en participant davantage à la conversation.

C’est un nouveau départ pour le Parti vert. Moi, je suis en poste depuis cinq mois. Donc, c’est très peu de temps pour se préparer, mais nous sommes une nouvelle équipe, on a une nouvelle direction politique puis on recommence à neuf avec le Parti vert.

Le PVQ en campagne électorale

Nombre de candidats : Entre 40 et 45 (ils sont en processus d’enregistrement)

Chef : Alex Tyrrell, 25 ans. Il était étudiant en sciences environnementales à l'Université Concordia avant le déclenchement de la campagne électorale, mais il se consacre maintenant à temps plein au parti.

Stratégie : Le PVQ cible surtout Montréal, mais il présente également des candidats à Gatineau, à Sherbrooke, à Québec, ainsi qu’en banlieue de Montréal.

À lire aussi : Luttes internes au sein du Parti vert du Québec

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